La Côte d’Ivoire va se doter de la première centrale solaire flottante en Afrique

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Cette première centrale va être financée dans le cadre d’une coopération avec le gouvernement ivoirien et l’Agence française pour le développement, pour un montant de 80 millions d’euros.

L’annonce de la construction de cette première centrale solaire flottante d’Afrique a été faite par le ministre ivoirien de l’énergie, Thierry Tanoh, au début du mois de décembre. Elle sera financée à hauteur de 80 millions d’euros par un prêt de l’Agence français de développement, dans le cadre d’une convention signée fin novembre avec le gouvernement ivoirien qui vise à renforcer la coopération dans le domaine « de l’énergie durable ». Le financement est appelé à soutenir les projets dans le domaine des énergies renouvelables.

Thierry Tanoh a ainsi annoncé « la première centrale électrique solaire flottante d’Afrique » pour 2019, alors même que les Seychelles ont annoncé leur volonté de construire un projet analogue il y a déjà quelques mois (une ferme solaire flottante d‘une puissance de 4MW aménagée sur l’eau, dans le lagon). Les installations sont prévues pour se faire sur des plans d’eau, de la lagune ou en mer, nombreux dans le pays.

Un retard à rattraper

Si la Côte d’Ivoire est en avance sur ses voisins d’Afrique de l’ouest quant à l’accès de la population à l’électricité (80% environ, à l’heure actuelle), ce projet de « première » centrale solaire flottante d’Afrique doit lui permettre de rattraper le retard qu’elle traîne sur le développement des énergies renouvelables.

Le pays a ainsi produit un petit mégawatt d’énergie solaire cette année, pour une production totale d’électricité (environ 2 000 MW) qui reste fortement dépendante de l’énergie thermique (qui pèse pour les trois quarts de la production nationale). L’hydroélectricité assurant les quelques pourcents qui restent.

Le gouvernement ivoirien entend donc faire évoluer les choses, avec pour objectif annoncé de compter 11% du mix énergétique du pays en énergies renouvelables à l’horizon 2020. Une proportion amenée à être portée à 16% d’ici 2030.

Avec afrique.latribune.fr

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