Le Burkina Faso, initiateur de la Journée mondiale des légumineuses

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L’Organisation des Nations unies (ONU) a décidé de célébrer, le 10 février chaque, la Journée mondiale des légumineuses qui regorgent de débouchés croissants sur proposition d’un pays africain désireux de développer cette filière, le Burkina Faso.

Niebe et voandzou – aussi appelé pois de terre – seront à l’honneur les 10 et 11 février 2019 au Burkina Faso lors de la célébration de première Journée mondiale des légumineuses. Le pays sahélien est à l’origine de la Journée mondiale des Nations unies dédiées à cette famille de cultures, les légumineuses. Sources de protéines, de vitamines et d’oligo-éléments dans l’alimentation, elles permettent aussi de fixer l’azote dans les sols, ce qui les rend plus fertiles. Elles peuvent aussi « renforcer les sources de revenus et les moyens d’existence des ménages ruraux », espèrent les autorités burkinabè citées par la presse locale. Si l’on flèche les financements vers ces cultures.

Pois chiche le plus prometteur

Les légumineuses ont des débouchés croissants. Dans les pays en développement, pour assurer la sécurité nutritionnelle, là où les protéines animales ne sont pas accessibles. Et dans les pays occidentaux, où l’on mange moins de viande et de produits laitiers, pour des raisons d’environnement et de santé. Le Salon international de l’alimentation (SIAL) près de Paris l’a prouvé en fin d’année dernière, avec deux fois plus de produits innovants à base de lentilles, fèves et autres pois secs. Le pois chiche est au niveau mondial promis au plus grand développement.

L’Inde oriente les prix

Pourtant les prix des pois et lentilles ont connu un déclin l’an dernier. Le marché est dirigé par l’Inde, premier pays consommateur au monde. Jusqu’à présent elle importait des légumineuses du Canada, d’Australie, de Birmanie, de Tanzanie ou du Mozambique. Mais les subventions aux cultivateurs indiens conjuguées à une très belle mousson l’an dernier ont conduit l’Inde à l’autosuffisance (une production en hausse de 45%, à près de 24 millions de tonnes) et même à des excédents. Fait exceptionnel, le géant sud-asiatique a fermé ses frontières, d’où le fléchissement des prix. Les excédents indiens devraient cependant diminuer cette année, pronostiquent les analystes de Rabobank. Le temps plus sec a déjà réduit les surfaces, on s’attend à une production en baisse de 7 à 8%. L’Inde devrait donc revenir aux achats, l’année même où le Canada et l’Australie, deux de ses fournisseurs, connaissent une sécheresse.

Recherche variétale              

Le réchauffement climatique est pour ces cultures un vrai défi. Il va falloir trouver des variétés plus résistantes et à période végétative plus courte, pour préserver les rendements de ces protéines végétales, sur lesquelles on compte, à long terme, pour nourrir les humains.

Moctar FICOU / VivAfrik

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