Quand l’Algérie se projette dans la production d’électricité par cycles combinés

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Le Président directeur général (PDG) de la Sonelgaz, Mohamed Arkab a profité de son allocution lors de la seconde édition du Salon de l’électricité et des énergies renouvelables (10 au 13 février 2019) pour informer que « plus de 98% » de l’électricité produite actuellement en Algérie est « à partir du gaz naturel ». Un taux qui devrait être réduit en combinant cette fois les efforts de l’ensemble des intervenants dans le secteur. « Nous avons mis en place un plan pour produire de l’électricité grâce aux cycles combinés en utilisant des turbines à valeur, ce qui nous permettra d’avoir 30% d’électricité sans consommer de gaz naturel », a avancé M. Arkab. Qui est d’avis que l’Algérie s’est lancé dans la promotion de l’électricité produite par cycles combinés.

A cet effet, souligne le responsable, le plan national algérien de production d’électricité par cycles combinés sans consommation de gaz naturel est déjà bien avancé. Si 98% de la production actuelle est réalisé à partir de ce dernier, il responsable a assuré que des dispositions sont prises pour y remédier.

Le plan en question a déjà beaucoup évolué et des changements sont à attendre dans les années à venir. « Nous avons déjà 5 centrales qui produisent de l’électricité grâce à ce cycle combiné et six centrales d’une capacité de 8 000 mégawatts seront équipées de cette nouvelle technique d’ici 2022 », a confié Sonelgaz Mohamed Arkab dans les colonnes de afrique.latribune.fr.

Des projets à réaliser avec le savoir-faire algérien

Pour ses projets, la Sonelgaz s’est fixé pour objectif de se servir de la compétence locale. « Dans le cadre du business plan mis en place par Sonelgaz à l’horizon 2023, nous allons vers la production de l’électricité avec un savoir-faire algérien et des matières premières algériennes », a développé le patron de la Sonelgaz en ajoutant que l’entreprise publique a commencé, à partir de 2011, «à mettre en place un plan, afin de développer un réseau haute tension et très haute tension avec un savoir-faire algérien. 60% de ce réseau est algérien».

« L’ambition est de réaliser 16 000 mégawatts d’ici 2025 et 16 000 km de réseau de haute tension d’ici 2025 […] Cette réalisation nécessite beaucoup d’accessoires, ce qui permettra de promouvoir l’outil national et d’utiliser les compétences locales », a-t-il souligné.

En ce qui concerne le projet de production de 150 mégawatts à partir des énergies renouvelables, Arkab a laissé entendre que « plus de 60 opérateurs ont retiré le cahier des charges et la production débutera avant l’été », tout en précisant que « Sonelgaz a lancé un appel d’offres pour la réalisation de 50 mégawatts dans le but de réduire l’utilisation des carburants dans les centrales, notamment dans le sud » du pays.

Moctar FICOU / VivAfrik

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