Le développement du secteur halieutique du Gabon repose sur des partenariats

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Le Gabon est toujours resté ouvert à la coopération internationale, pour l’exploitation de ses ressources halieutiques marines. Les accords passés avec ses différents partenaires et orientés pour l’essentiel vers la capture, l’évaluation des stocks et l’appui structurel au développement de la pêche, permettent à ce pays d’Afrique centrale de réaliser de confortables rentrées financières dans les caisses de l’État.

Dans l’optique de diversifier ce partenariat, après l’Espagne il y a quelques jours, la ministre de la Pêche et de la Mer, Prisca Koho Nlend, a séjourné, du 20 au 24 février 2019, dans le Royaume chérifien, à la tête d’une importante délégation qui représente le Gabon à la 5éme édition du Salon Halieutis (20 au 24 février courant) au Parc des Expositions de la localité d’Agadir, au Maroc. 

Cette rencontre placée sous le signe des nouvelles technologies dans la pêche pour une meilleure contribution halieutique dans l’économie bleue, revêt une grande importance pour le gouvernement gabonais. Car, à la faveur de celle-ci, Prisca Koho Nlend devra dans un premier temps, raffermir et consolider davantage les liens de coopération tissés entre la République gabonaise et le Royaume du Maroc dans le secteur halieutique.

Sous un autre pan, le membre du gouvernement gabonais a échangé avec les autres participants, en vue de nouer des partenariats dans le secteur halieutique. Ce d’autant plus que, soulignent les organisateurs, la thématique choisie pour ce rendez-vous vise à valoriser l’innovation et la recherche scientifique dans le secteur halieutique.

L’objet visé est d’analyser les relations qu’entretient le Gabon avec les pays tiers en vue de l’exploitation de ses ressources halieutiques. À partir de quelques exemples, il sera fait état de cette coopération, pour voir si elle répond ou non aux impératifs d’un développement durable, ce d’autant plus que le Gabon désire faire de l’activité halieutique, un facteur de promotion économique et sociale, dans le cadre du renforcement du secteur productif hors pétrole, qui passe par un appui aux activités à forte valeur ajoutée à l’instar de la pêche.

Pour la bonne gouverne, 20% du thon pêché dans l’océan atlantique et livré au marché international, proviennent des eaux gabonaises.

Toutefois, les insuffisances technologiques et les carences en ressources humaines qualifiées n’autorisent guère un meilleur profit des opportunités qu’offre la mise en valeur de ces ressources dans un cadre coopératif propice au développement durable.

Rappelons qu’avant ce déplacement du Maroc, Prisca Koho Nlend s’était rendue en Espagne, au Salon international de l’industrie de la pêche de Bilbao. Evénement au cours duquel, elle a eu à deviser avec plusieurs investisseurs occidentaux et africains de cette filière.

Moctar FICOU / VivAfrik

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