La RDC à l’heure de la gestion durable des forêts

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En République Démocratique du Congo, près de 50 millions de personnes dépendent directement de la forêt pour la couverture de leurs besoins quotidiens : production agricole sur défriches, chasse, cueillette de plantes et substances de la pharmacopée traditionnelle, bois de feu et bois d’œuvre. La forêt congolaise contribue aussi aux besoins alimentaires, énergétiques et de santé de près de 30 millions d’urbains. Elle constitue également un enjeu majeur en termes de préservation de la biodiversité et de régulation du climat (stockage du carbone et cycle de l’eau).

Le secteur forestier contribue à 1% du PIB et rapporte des devises à travers ses exportations. Le secteur industriel est pourvoyeur de près de 6  000  emplois directs et favorise le développement des échanges commerciaux dans des zones parfois très enclavées du pays.            

La République démocratique du Congo regorge d’immenses ressources forestières. 67% de la superficie de la RDC sont couverts des forêts, soit 155 millions d’hectares des forêts. Ce qui constitue à la fois un atout économique pour le pays mais aussi environnemental pour toute la planète. 

Les forêts de la RDC constituent, avec celles de l’Amazonie, les deux poumons écologiques du monde. Ces écosystèmes jouent un rôle indispensable contre le réchauffement climatique de la planète.

Cependant, les forêts congolaises, plus de 60% du bassin du Congo, restent sous la menace de quatre pesanteurs : la déforestation liée à l’agriculture itinérante sur brûlis qui coûterait annuellement au pays jusqu’à 50 millions mètres cubes de bois ; la déforestation liée à l’utilisation du bois comme énergie pour au moins 80% des ménages ; l’exploitation artisanale du bois qui est un secteur sans obligation ; l’exploitation industrielle désordonnée du bois.

Suffisant pour le gouvernement de la RDC de engagé, depuis 2001, dans un processus de gestion durable de ses ressources forestières, de façon à garantir le renouvellement du potentiel productif, à améliorer les conditions de vie des populations riveraines et à promouvoir la conservation des écosystèmes forestiers et de la biodiversité qu’ils abritent.

Moctar FICOU / VivAfrik                   

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