Le Congo envisage le reboisement de plus de dix mille hectares de forêts

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Le Congo compte intensifier sa lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts naturelles. Pour se faire, le gouvernement, en partenariat avec la Société des plantations forestières Batékés Brazzaville (SPF2B), projette de reboiser plus de dix mille hectares de forêt à travers le pays durant les dix prochaines.  

D’une durée de dix ans, le projet vise à substituer le charbon de bois issu de la déforestation des forêts naturelles pour approvisionner le marché. En vue de sa mise en œuvre, la ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, a signé, le 28 mars 2019 à Brazzaville, une convention de partenariat avec le directeur général de la Société des plantations forestières Batéké Brazzaville (SPF2B), Bernard Cassagne. Une société spécialisée dans les plantations forestières et agroforestières sur les plateaux Batéké, au nord de Brazzaville, sous la supervision du Premier ministre Clément Mouamba.

Les sites de mise en œuvre du projet sont situés à près de 95 km au nord de Brazzaville dans les localités d’Inga, avec une superficie de 1842 hectares, d’Oka, 5331 hectares et d’Ibina 3309 hectares, précise un communiqué transmis à la presse.

« La forêt plantée produit vingt à quarante fois plus de bois qu’une forêt naturelle tropicale. Elle occupe moins de surface, est facile à gérer et les coûts d’exploitation sont moindres », a dit Bernard Cassagne.

« Ce projet illustre parfaitement l’engagement du Congo au plus haut niveau de l’Etat, en matière de gestion durable des forêts et constitue une des réponses à la dégradation des forêts et à la déforestation », a déclaré, de son côté, le Premier ministre, Clément Mouamba, réaffirmant l’accompagnement du gouvernement dans la mise en œuvre de ce projet à travers le Programme national d’afforestation et de reboisement (PRONAR).

Le financement nécessaire pour la mise en œuvre de ce projet qui va générer environ cinq cents emplois directs, sera recherché par la SPF2B, le gouvernement devant faciliter l’accès aux matériels végétaux améliorés disponibles dans le pays, indique la convention.

Le projet va générer cinq cents emplois directs dans la zone d’affluence et servir de catalyseur au développement des plantations villageoises.

« Le Congo est condamné à planter s’il veut être, dans le futur, un grand pays forestier, peser dans le secteur forestier et industriel de la transformation du bois dans la sous-région, en Afrique et dans le monde tropical », a indiqué le directeur général de la SPF2B, avant de relever que disposer de sa propre pépinière est un élément clé de réussite d’un tel projet. Car, un pays forestier de demain est celui qui plante, reboise des terres détruites, afforeste des terres nouvelles.

« La forêt plantée produit vingt à quarante fois plus de bois qu’une forêt naturelle tropicale. Elle occupe moins de surface, facile à gérer et les coûts d’exploitation sont moindres », a relevé Bernard Cassagne.

Cette convention vient accompagner le PRONAR mis en œuvre dans le Pool avec pour objectif de planter des arbres sur un million d’hectares.

A noter que le Congo a une longue tradition de plantation des forêts artificielles qui remonte dans les années 1930. Les différents programmes de recherche-développement mis en œuvre ont successivement permis la réalisation d’une plantation de Limba dans le Mayombe, sur environ cinq mille hectares, au cours des années 1950. Le clonage des eucalyptus vers les années 1970 avait permis le développement des plantations industrielles sur les savanes autour de Pointe-Noire.

Moctar FICOU / VivAfrik

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