Un système de surveillance satellitaire des forêts bientôt opérationnel au Gabon

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L’exploitation forestière se fera désormais sous surveillance satellitaire. Annoncée le 26 mars 2019  par le ministère des Forêts, cette opération vise à prévenir et à intercepter les activités illégales mettant en péril la faune et la flore du Gabon.

Le pays mettra ainsi en place un système national de surveillance satellitaire des forêts pour lutter contre l’exploitation forestière illégale, indique un communiqué du ministère en charge des forêts.   

L’objectif de ce dispositif est de prévenir les activités susceptibles de porter atteinte à l’intégrité forestière, mais surtout de favoriser l’exploitation rationnelle de la forêt, a expliqué le ministre des forêts Guy-Betrand Mapangou, cité par le communiqué.

Cette surveillance améliorée permettra d’assurer le respect des dispositions du Code forestier en République gabonaise relatives à l’élaboration et au suivi des plans d’aménagement et facilitera l’exploitation rationnelle de la faune sauvage et des ressources halieutiques.

Le système facilitera donc «l’exploitation rationnelle de la forêt, la faune sauvage et des ressources halieutiques», a souligné le ministère des Forêts, précisant que cette initiative matérialise «l’engagement pris par le président de la République lors de la signature de l’Accord de Paris, le 22 avril 2016, et qui dispose que tous les États parties doivent prendre des mesures fortes pour protéger les forêts tropicales humides».

L’outil de surveillance satellitaire va permettre aussi de cartographier les paysages, en particulier la forêt. Mais aussi, surveiller la déforestation ou la (re) végétalisation des zones exploitées. La communication du ministère des Forêts s’adresse particulièrement aux exploitants forestiers et opérateurs économiques évoluant dans le secteur bois.

Ces derniers sont tenus de mettre à la disposition de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS) un certain nombre de documents avant le 15 avril 2019. Ces derniers ont également été priés de s’acquitter au plus tard le 30 juin, de la redevance afférente à la superficie de leur titre, auprès de l’Agence comptable de l’AGEOS.

Moctar FICOU / VivAfrik                       

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