L’UNICEF voit les Rohingyas comme de futurs réfugiés climatiques

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Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), les sécheresses, les glissements de terrain, les risques de cyclones et d’inondations menacent par exemple 19 millions d’enfants au Bangladesh. Parmi les plus touchés, il y a aussi les Rohingyas. De réfugiés politiques, ils pourraient bien devenir réfugiés climatiques. Sous ce rapport, tous les pays ne sont pas égaux devant le réchauffement climatique.

Environ un million de réfugiés Rohingyas ont regagné le Bangladesh depuis 2017 et les violences contre cette minorité ethnique en Birmanie voisine. La plupart s’entassent dans les camps dans le district de Cox’s Bazar et sa plage de plus de 120 kilomètres. L’une des plus longues au monde. L’une des plus exposées également aux cyclones et à la montée du niveau des océans, alors que les deux tiers du Bangladesh culminent à moins de 5 mètres au-dessus du niveau de la mer.

De quoi inquiéter Luc Chauvin, le chef des partenariats humanitaires à l’Unicef : « C’est sûr que les populations qui se trouvent dans cette région du Bangladesh sont aussi à la merci d’événements climatiques extrêmes qui pourraient arriver, type cyclones, etc. Parce que toute cette zone du golfe du Bengale est une zone très à risque. Les conditions de vie sur place restent assez précaires en dépit de l’aide apportée par le gouvernement du Bangladesh et l’assistance internationale. Donc c’est sûr que si on avait un cyclone qui allait taper sur Cox’s Bazar et les camps de réfugiés des Rohingyas, les effets seraient désastreux », estime-t-il.

En plus des Rohingyas, le Bangladesh accueille 6 millions de réfugiés climatiques. L’ONU s’attend à ce qu’ils soient 13 millions en 2050.

Moctar FICOU / VivAfrik

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