Les performances de l’Afrique dans la production de l’or mises en exergue

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Tous les sites d’information ou presque, ont affiché à leur Une, les performances réussies par le continent africain dans la production de l’or, mettant en exergue les contre-performances de l’Afrique du Sud. D’autres journaux par contre se sont intéressés à divers thématiques.

Se fondant sur les données de « Commodity Markets outlook » de la Banque Mondiale, le journal afrique.le360.ma indique que « l’Afrique du Sud, premier producteur d’or africain depuis des décennies, vient de perdre sa couronne et se place désormais au 3ème rang africain et au 8ème rang mondial ».

Notre source ajoute que « Si l’Afrique du Sud produisait à elle seule plus de 28% de la production mondiale durant les années quatre-vingt-dix, avec une production de 605 tonnes métriques, en 2018, pris globalement, les 6 principaux producteurs d’or du continent, ont produit 544 tonnes métriques, soit environ 16% de la production de la planète L’Afrique du Sud, leader incontesté de la production d’or du continent, a perdu pour la première fois ce rang au titre de l’exercice 2018 ».

« Désormais, c’est le Ghana, appelé jadis la Gold Coast (la Côte de l’or), qui se hisse au premier rang des producteurs africains avec une production de 158 tonnes d’or en 2018. Une production en hausse de 15,33% par rapport à l’année précédente grâce à l’exploitation de nouvelles mines d’or avec notamment le démarrage de l’exploitation des mines d’or Wassa et Prestea de Golden Star Resources. Derrière le Ghana, c’est aujourd’hui le Soudan qui se positionne au second rang des producteurs africains avec une production de 127 tonnes.

Désormais, l’Afrique du Sud doit se contenter du 3e rang africain avec une production de 119 tonnes, en baisse de 13,14% par rapport à celle de 2017. On est ainsi loin des 605 tonnes que produisait le pays au milieu des années quatre-vingt-dix. Un niveau qu’aucun pays n’est arrivé à atteindre jusqu’à présent. Seulement, depuis cette période, la production sud-africaine s’est inscrite sur une tendance baissière lourde. Elle est passée à 431 tonnes en 2000, puis 295 tonnes en 2005, 189 tonnes en 2010, 152 tonnes en 2014 et 137 tonnes en 2017. Cette baisse inexorable de la production aurifère s’explique par l’épuisement des réserves en or, les multiples grèves des mineurs et la faiblesse des investissements dans le secteur », détaille le journal.

« Le Ghana a rattrapé l’Afrique du Sud grâce à deux effets cumulés : d’un côté, la mise en exploitation de deux nouvelles mines, et de l’autre, l’essoufflement régulier de la production sud-africaine », a pour sa part indiqué afrikmag.com.

« Aujourd’hui avec 158 tonnes d’or, le Ghana est devenu le premier producteur du continent, devant le Soudan et l’Afrique du Sud. Dans ce secteur, les exportations devraient également bénéficier de l’ouverture de la première raffinerie d’or du pays, prévue pour la mi-2019 », ajoutent nos confrères.

A les en croire, « le trio de tête de la production d’or en Afrique est donc désormais constitué du Ghana (1er), du Soudan (2e) et de l’Afrique du Sud (3e). Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso sont respectivement 4e, 5e et 6e selon le rapport de la Banque mondiale ».

Le journal walf-groupe.com confirme les chiffres avancés par afrique.le360.ma. Avant d’ajouter que « Depuis 2010, c’est la Chine qui truste au sommet des pays producteurs d’or du monde avec une production qui s’est établie à 389 tonnes métriques en 2018, après un pic de 453 tonnes en 2016. L’Empire du milieu devance ainsi l’Australie (312 tonnes), la Russie (311 tonnes), les Etats-Unis (212 tonnes) et le Canada (187 tonnes) ».

bbc.com de son côté, affiche à sa Une : « Au Mali, la start-up Yeeleen Solar mise sur le soleil. Le jour affirme qu’« Abdoulaye Gackou, jeune entrepreneur malien, rêve d’éclairer l’Afrique grâce à l’énergie solaire. Un avenir radieux s’annonce pour cet ingénieur de formation, co-fondateur de Yeeleen Solar. La startup basée au Mali a décidé de miser sur le soleil en créant des dispositifs capables de subvenir au besoin en électricité de villages entiers ».

Le quotidien ndarinfo.com renseigne que des avancées significatives enregistrées à Saint-Louis (Sénégal) dans le domaine de l’accès à l’eau et à l’assainissement. «  La région de Saint-Louis a connu des avancées significatives en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement », a soutenu, le directeur général de l’Agence régional de Développement (ARD), Ousmane SOW. « Il n’y a pas une localité de plus de 1000 habitants qui n’a pas accès à ces deux services de base dans la région », a-t-il laissé entendre.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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