Le financement de l’innovation africaine en vogue

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La presse fait état du financement de l’innovation africaine. Suffisant pour certains confrères de jeter un regard sur les fonds d’investissement qui sont de plus en plus attirés à financer l’innovation africaine. En 2017 par exemple, ils ont mobilisé 560 millions de dollars pour financer les start-up en Afrique. On n’est plus sur quelque chose d’anecdotique : le continent a basculé dans le financement de l’innovation, disait Bruno Mettling, président non-exécutif d’Orange Middle East and Africa. Le problème, « c’est que plus de la moitié de ces investissements se concentrent sur quelques Etats : le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud », expliquait-il. L’enjeu aujourd’hui, c’est d’homogénéiser et de les élargir à tous les pays du continent.  

« Avec près de 560 millions de dollars levés par plus de 120 start-up africaines du secteur des nouvelles technologies, l’année 2017 aura donc enregistré un nouveau record en matière d’investissements en capital-risque sur le continent. Cette nette augmentation par rapport à l’année 2016 (+53 %) laisse non seulement entrevoir un potentiel gigantesque pour les investisseurs en Afrique, mais permet également d’appréhender le capital-risque comme un levier essentiel et crédible pour répondre aux défis du développement sur le continent », lit-on dans les colonnes de proparco.fr, donnant plus de détaille sur cet intérêt.

Une affirmation partagée par le Dr Matshidiso Moeti, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). D’où le titre révélateur de lactuacho.com. « Dr Matshidiso Moeti, de l’OMS sur les TIC : «La technologie peut transformer la santé en Afrique – encourageons les talents et investissons dans l’innovation». Sur tout le continent, les futures mères utilisent leur téléphone portable pour accéder à un traitement médical vital. Parallèlement, la technologie des drones est utilisée pour transporter les vaccins et le sang vers les hôpitaux et les cliniques où les patients en ont le plus besoin.

« Bien que toutes ces inventions ne viennent pas d’Afrique, la preuve de notre détermination réside dans la manière dont nous avons pu adapter – et parfois réinventer – l’innovation à nos propres fins. Nous devons voir cela se produire plus. La Société financière internationale estime qu’un nouvel investissement d’environ 25 à 30 milliards de dollars sera nécessaire pour répondre à la demande de soins de santé en Afrique. Une part importante de celle-ci doit être affectée à des développements technologiques capables de relever efficacement les défis uniques du continent en matière de santé », a-t-elle expliqué dans le journal.

L’Organisation mondiale de la santé reconnaît l’énorme contribution que la technologie peut apporter à la résolution de certains des grands problèmes de santé du continent. C’est pourquoi, plus tôt cette année, nous avons lancé le tout premier défi de l’innovation de l’OMS. « Notre objectif était de rechercher, sélectionner et décrire les innovations, voire les initiatives basées sur les communautés, qui appliquent une pensée nouvelle et nouvelle pour répondre aux besoins de santé non satisfaits de l’Afrique ».

« Avec la garantie de la BEI, Bpifrance dégage une enveloppe de 600 millions d’euros de prêts à l’innovation », titre pour sa part le journal usinenouvelle.com. Selon le journal, « Le Fonds européen d’investissement vient de signer un accord de garantie financière avec Bpifrance pour une quatrième vague de prêt à l’innovation depuis 2015. Cette opération permettra à Bpifrance de dégager une enveloppe de 600 millions de prêt innovation aux PME ».

« Le FEI, filiale du groupe BEI, garantira à hauteur de 50% les nouveaux prêts accordés par Bpifrance aux sociétés innovantes et aux start-up. La garantie du FEI, dans le cadre du programme européen Innovfin pour les PME, s’élèvera à 300 millions d’euros pour un montant total de prêts qui pourra atteindre 600 millions d’euros », ajoute le média.

Qui indique que, « Dans le détail, le FEI garantira 200 millions d’euros pour le financement de l’innovation des PME (prêts à l’innovation « PI FEI »). Ces prêts permettent d’accompagner les PME et ETI venant de finaliser un projet de R&D, en finançant les dépenses immatérielles liées au lancement industriel et commercial des innovations développées (produit, procédé ou service), sous forme de prêt à taux réduit par un partage du risque auprès du Fonds Européen d’Investissement (FEI) de la BEI ». 

Moctar FICOU / VivAfrik

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