Vivatech de Paris : 11 start-ups africaines seront accueillies par Sanofi

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La capitale française, Paris, va abriter du 16 au 18 mai 2019 la deuxième édition consécutive de Vivatech, le rendez-vous international des startups et leaders pour célébrer l’innovation à Paris. Lors de cette rencontre, Sanofi qui a reçu « un écho important aux challenges proposés avec plus de 220 startups candidates en Afrique » va accueillir 11 start-ups africaines, renseigne un communiqué de presse visité par ViviAfrik. La source parcourue précise qu’une « start-up algériennes (est) sélectionnée dans le cadre des challenges lancés par Sanofi ».

« Aquinetic a été sélectionnée, parmi les 163 startups du monde entier, pour sa réponse au challenge lancé par Sanofi « Comment accélérer l’identification des patients atteints d’une maladie rare et leur orientation vers des centres d’expertise». Aquinetic est invité à présenter sa solution devant un jury d’experts et faire la démonstration de ses solutions devant le public de VivaTech », peut-on lire dans le document.

Et la même source de renchérir qu’« Aquinetic est une startup DSAAS (Data Science As a Services) qui développe des solutions digitales Intelligentes & spécialisée dans la numérisation des processus métiers. Le projet soumis consiste à une solution nommée « A-EYE » permettant la visualisation des données de maladies rares, l’objectif de cette solution est d’accélérer le diagnostic des maladies rares et l’aiguillage ».

Si l’on se fie à ce communiqué, 10 startups africaines sont sélectionnées par Sanofi en Afrique. « Dans le cadre des 3 challenges spécifiques au continent africain, 222 startups ont répondu à l’un des challenges lancés par Sanofi. Cinq critères ont permis de sélectionner 10 startups : une preuve concrète de résultats positifs dans au moins un pays en Afrique, la maturité du projet, la pertinence de la solution, le potentiel du marché et du business model, les compétences, l’expertise et l’expérience de l’équipe et enfin les preuves scientifiques si applicable », a clarifié notre source.

Poursuivant son exposé des faits, le signataire du communiqué précise que le challenge 1 consiste à « apporter des solutions pour améliorer la sensibilisation, le diagnostic et la prise en charge des patients souffrant de diabète ». Il en veut pour preuve la start-up Keheala au Kenya qui « fournit des informations, de la motivation et du soutien aux patients dans des zones difficiles puis fournit ces données aux agences de santé publique en leur permettant de combattre les épidémies ; Mazboot Egypte a été développée pour que les patients souffrant de diabète puissent gérer leur maladie: ils peuvent ainsi suivre, analyser, passer en revue et exporter leurs données en détails ; WellNewMe au Nigéria évalue les risques pour la santé des personnes en utilisant un algorithme pour les conseiller sur leur bien-être, santé et productivité et Susu au Bénin et en Côte d’Ivoire est une entreprise dynamique et innovante qui propose une large gamme de services de santé destinés aux familles de la diaspora africaine ».

Tandis le challenge 2, pour sa part, assure selon le communiqué, « l’accès aux soins et aux médicaments dans les zones reculées, de la gestion de la chaîne d’approvisionnement à la recherche de solutions de paiement alternatives. Les start-ups qui s’illustrent dans ce domaine sont « HelloMed du Rwanda qui « est un service médical numérique qui met en relation les patients, depuis leur domicile, avec des médecins. Il fournit également des médicaments aux patients atteints de maladies chroniques ; Iyeza Health Afrique du Sud, une entreprise de logistique qui livre des médicaments contre le SIDA, le diabète et pour lutter contre le cancer ; Yodawy en Egypte est une pharmacie en ligne qui permet de commander des médicaments et des produits cosmétiques sur une application mobile et puis de les récupérer dans les pharmacies partenaires ».

Dans le même registre, notre source précise que le challenge 3 a pour « enjeu, l’utilisation des méga-données pour reconnaître et prédire les maladies, à des fins de recherche et pour améliorer la gestion des soins de santé. Il cite à cet effet, Shamseya Egypte qui « permet, par une approche participative, d’identifier les priorités des communautés et d’améliorer le système de santé, en évitant les failles inhérentes à un processus centralisé ; Pulse (également en) Egypte développe des solutions de télémédecine et des dispositifs médicaux pour les ambulances, les hôpitaux, les fournisseurs de soins, et tous ceux qui offrent des services médicaux à distance et Ahmini en Tunisie est une solution qui permet aux femmes vivant dans des zones rurales d’adhérer et cotiser à la sécurité sociale à distance à travers un téléphone portable et d’une façon très simplifiée », détaille-t-on dans le texte.

Qui indique que « les start-ups lauréates se verront proposer un projet d’accompagnement avec les équipes locales de Sanofi afin de les soutenir dans leur croissance et dans la poursuite de leurs ambitions ».

Sous cet angle, Sanofi se présente comme un acteur de l’innovation africaine. « Avec sa présence à VivaTech, Sanofi illustre sa volonté de soutenir la nouvelle génération d’entrepreneurs talentueux et audacieux qui s’intéresse aux nombreux défis pour préserver et améliorer la santé des communautés en Afrique. Avec eux, Sanofi souhaite apporter des réponses concrètes à l’émergence de nouveaux enjeux de santé comme la transition vers les maladies non-transmissibles telles que les cancers, le diabète, ou encore l’hypertension, tout en continuant le combat contre les maladies infectieuses qui représentent toujours une menace grave pour l’ensemble des populations », lit-on dans le texte.

Le document rappelle enfin que « depuis plus de 50 ans, Sanofi s’est engagé à mettre son expertise, ses connaissances et son expérience au service des populations africaines et recherche constamment des approches innovantes et adaptées pour améliorer l’accès aux médicaments et aux soins. Qu’il s’agisse de prévenir ou de traiter la maladie, Sanofi intègre les dernières technologies disponibles pour rendre nos innovations et nos services accessibles à tous sur le continent africain ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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