VivaTech : la Banque mondiale appuie les jeunes pousses africaines

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10 start-ups ou jeunes pousses d’Afrique francophone se sont vues attribuer des prix par la Banque mondiale en marge de la 4ème édition de VivaTech, le Salon de l’innovation des nouvelles technologies de Paris en France, organisé du 16 au 18 mai 2019.  

Les start-ups bénéficiaires de ces prix apportent des solutions dans différents domaines tels que la santé, l’énergie, des secteurs productifs et des secteurs sociaux. Parmi les jeunes pousses primées lors de cette rencontre l’on peut retenir Paps. La start-up est primée par le programme Afrique Excelle de la Banque mondiale. La jeune pousse qui a son siège dans la capitale sénégalaise, Dakar et présente au Burkina Faso, entend élargir son champ d’intervention notamment en Côte d’Ivoire mais aussi dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.

Elle est spécialisée dans la livraison, mais pas seulement, comme l’explique Gaëlle Tall, directrice associée de Paps. « On fait de la livraison bien sûr, mais on va vendre notre service de livraison, qui est associé à l’utilisation de nos outils et c’est ce qui va faciliter la commande des livraisons vers le client final. »

Gaëlle Tall reconnaît que sa start-up fait face à la concurrence même si elle aspire s’accroître davantage. « Aujourd’hui nous avons deux concurrents sérieux avec un positionnement proche sur la partie livraison. En revanche, sur la partie nouvelle technologies, on est les seuls à le faire pour l’instant en Afrique francophone. C’est ce qui nous différencie vraiment de l’offre actuelle », a-t-il expliqué.

Cette offre particulière de Paps est une application web de géolocalisation, à l’intention des clients qui ne peuvent pas indiquer leur adresse de livraison. L’accompagnement de la Banque mondiale – qui veut jouer le rôle de catalyseur de croissance pour les jeunes pousses d’Afrique – est en partie une bouffée d’oxygène pour Paps. Cet appui a permis à la start-up de doubler ses collaborateurs, passant de 15 au démarrage, il y a 3 ans au double de sa flotte de livreurs aujourd’hui.  

Alexandre Laure, spécialiste du secteur privé à la Banque mondiale et actuellement en charge du programme Afrique Excelle, explique jusqu’où l’institution financière internationale intervient. « En termes de programme d’accélération, on se positionne entre l’amorçage et la série A, c’est-à-dire la première levée de fonds avec des investisseurs institutionnels. Donc, on accompagne un porteur de projet, qui a déjà un produit ou un service avec une traction sur le marché et qui a besoin de capitaux au-delà de ses fonds propres, de sa famille et de ses amis, pour pouvoir passer son idée à l’échelle. »

Pendant 10 mois, la Banque mondiale assure un accompagnement au profit des start-ups. Elle fait appel aux investisseurs pour repérer les projets à accompagner et aux donateurs pour financer les programmes. « Ce programme a été financé par la coopération italienne. On a eu une première édition panafricaine anglophone, elle était financée par des pays scandinaves. De manière très précise pour ce programme [des pays francophones], on est à environ 400 dollars », a encore détaillé Alexandre Laure.

A l’en croire, l’institution financière mondiale veut aider les talents des pays en développement à avoir les mêmes chances d’accès aux financements que les talents des pays riches.

Moctar FICOU / VivAfrik     

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