Les inégalités et la pauvreté engendrées par les flux financiers illicites, selon l’ONU

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La Présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, Maria Fernanda Espinosa a profité de la réunion de haut niveau sur la coopération internationale pour lutter contre les flux financiers illicites et renforcer les bonnes pratiques en matière de restitution des avoirs pour dénoncer le fait que que ces flux alimentent les inégalités et la pauvreté.

Cette réunion est organisée dans le cadre de la « Semaine de la prospérité », une série d’événements organisés par l’Assemblée générale des Nations unies portant sur les thèmes du développement inclusif et de la lutte contre les inégalités socio-économiques.

Lors de la rencontre tenue jeudi 16 mai 2019 au siège de l’ONU à New York (Etats unis), madame Espinosa a expliqué que « les flux financiers illicites avaient un impact négatif sur la vie de millions de personnes dans le monde. Ces ressources financières sont autant de sommes manquantes pour des investissements cruciaux dans la santé, l’éducation, le logement, les infrastructures et le bien-être des populations. Le détournement de ces ressources alimente les inégalités et à la pauvreté ».

Cet événement a enregistré la participation de plusieurs personnalités telles que les ministres, les représentants d’agences onusiennes et experts de la société civile. Ces participants se sont échangés sur les moyens de lutter efficacement contre le problème mondial des flux financiers illicites.

« Selon un rapport publié en 2017, les pertes mondiales dues au transfert de bénéfices et à l’évasion fiscale des entreprises étaient estimées entre 150 et 500 milliards de dollars par an », a pour sa part indiqué la porte-parole de la Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies lors d’un point de presse. 

Les activités illicites et illégales telles que l’évasion fiscale, la corruption et d’autres crimes affectaient la stabilité économique, a encore soutenu Maria Fernanda Espinosa. De l’avis de la Présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, une « volonté politique est nécessaire » pour combattre la corruption là où elle existe et à tous les niveaux, laissant entendre « qu’il reste encore beaucoup à faire » pour lutter contre les flux financiers illicites, récupérer les avoirs et les restituer là où ils devraient être.

Les contributions des participants à cette réunion seront partagées lors d’autres réunions de haut niveau qui seront organisées cette année notamment durant le Forum politique de haut niveau et lors du Débat de haut niveau sur le financement du développement.

Moctar FICOU / VivAfrik               

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