La distribution de graines de coton importées suspendue au Tchad

0

Pour combler le déficit engendré par la baisse de la production cotonnière et contribuer efficacement à la relance de la filière du coton au Tchad, le ministère de l’Agriculture avait autorisé l’importation de nouvelles semences de coton. Récemment, la campagne de distribution de ces graines de coton importées avait démarré dans le pays. Mais hélas, le processus de distribution est suspendu. Ce revirement des autorités Tchadiennes a provoqué la colère des producteurs de coton.

Rappelons qu’il y a un an et demi, l’entreprise singapourienne Olam rachetait 60% du capital de la Cotontchad, ancien fleuron de l’économie tchadienne qui a perdu de sa superbe. L’objectif était de relancer la filière coton qui fait vivre l’essentiel du sud du Tchad.

La société singapourienne a connu une expérience compliquée lors de la première campagne. D’où sa volonté d’important notamment des semences du Cameroun qui présente les mêmes similitudes que le Tchad. Les autorisations nécessaires ont été accordées et la distribution des semences a même commencé dans certaines régions avant que le ministère de l’Agriculture ne se souvienne qu’il faut tester au préalable les semences importées.

Suffisant pour le président du Collectif des cotonculteurs, Mbontar Ndoukoyel de montrer son amertume. « Jusqu’à l’heure où je vous parle, les gens appellent pour demander : mais qu’en est-il au sujet des semences ? C’est un coup dur. Parce que là, déjà, le producteur n’a pas son programme dans ce qu’il est en train de faire. Si on ne veut pas de la culture du coton au Tchad, qu’on nous le dise ! Comme ça, chacun prend ses dispositions. »

Justifiant sa décision dans un communiqué transmis à la presse, la ministre de l’Agriculture, Mme Lydie Béassemda a indiqué que sa décision a pour seule finalité la préservation des intérêts des producteurs par la certification des semences, même si le démarrage des cultures va accuser quelques semaines de retard.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here