« La Nouvelle Route de l’Acier et de l’Aluminium », de Pierre Goudiaby Atépa lancée

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Le Groupe Atépa dirigé par l’architecte Sénégalais, Pierre Atépa Goudiaby a officiellement lancé, vendredi 24 mai 2019, son gigantesque projet baptisé « La nouvelle route de l’acier et de l’aluminium ». Le projet évalué à 3 milliards de dollars dans sa première phase et qualifié de « structurant », d’« innovateur » et d’« intégrateur » concerne hormis le Sénégal, le Mali, la Mauritanie, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau et la Sierra Leone.

Pierre Atépa Goudiaby, l’initiateur de ce projet visant l’industrialisation de l’Afrique de l’Ouest et reposant sur la transformation du minerai de fer et de la bauxite est doté d’une expérience mondiale en matière d’architecture et d’urbanisme. Concepteur de Villes nouvelles, passionné de l’histoire industrielle africaine, inspiré par la fabuleuse histoire des routes de la Soie, il est attaché à la création d’emplois pour la jeunesse et soucieux d’une exploitation judicieuse des ressources naturelles en Afrique.

En résumé, « La nouvelle route de l’acier et de l’aluminium » est née du constat de la « disponibilité de ressources naturelles en Afrique et du besoin vital d’une exploitation judicieuse de ces ressources », expliquent les initiateurs du projet.

A les en croire, les réserves de minerais des 5 pays concernés sont estimées à 27 milliards de tonnes dans les 50 ans à venir pour un potentiel de quelque 9 milles milliards de dollars. Suffisant pour Pierre Goudiaby  d’inviter le secteur privé sénégalais et africain à faire du projet le leur.

« Avec mon expérience à la Bourse, si je mettais ce projet sur le marché financier, j’aurai la capacité de lever plus de 10 milliards en fonds d’investissement. Mais nous optons pour que 70% des retombées restent en Afrique », a déclaré Pierre Goudiaby.

Sur ce même ordre d’idées, le président du Groupe Atépa a par ailleurs invité le président Macky Sall à jouer de son « leadership politique et économique » auprès de ses homologues africains pour « parrainer un tel projet qui ne pourrait avoir la réussite optimale sans une implication nécessaire des pouvoirs publiques ». « C’est un projet tout à fait faisable, qui est loin d’être de l’utopie », martèle-t-il, citant par moment des anecdotes tirées d’échanges avec des officiels africains qui n’étaient pas très enthousiastes avec l’idée de son projet.

Il faut « décoloniser les mentalités et s’attaquer aux verrous psychologiques qui amènent souvent les africains à penser que les grandes questions si ambitieuses ne sont pas faites pour nous », a tonné Pierre Atépa Goudiaby.

Qui a annoncé la tenue prochaine d’une réunion restreinte avec l’ensemble des acteurs concernés pour des discussions plus approfondies sur ce projet qui n’est pour le moment qu’au stade d’une idée.

Poursuivant son allocution, Atépa Goudiaby informe que le projet comporte plusieurs volets tels que la sidérurgie, l’énergie, l’environnement, les infrastructures et la formation. Il est piloté par une équipe multidisciplinaire chargée d’en fixer les contours et orientations, d’en cerner les défis et enjeux, d’en élaborer la stratégie de déploiement et d’en faire la promotion.

Incité par le souci de matérialiser l’esprit du nouveau dispositif de gestion des ressources naturelles quant au contenu local, le projet sera réalisé par un consortium d’entreprises et de capitaines africains d’industries ressortissants des pays partenaires et des compétences venues d’ailleurs, a indiqué le Chef de fil du Groupe Atépa.

L’appel de Pierre Atépa Goudiaby à l’accompagnement n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd puisque, le chargé de la diplomatie économique au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Moustapha Ly, a assuré un soutien diplomatique du ministère pour éventuellement atténuer les lourdeurs administratives.

« La nouvelle route de l’acier et de l’aluminium », envisage, selon Boubacar Camara secrétaire général du Groupe Atépa, une industrialisation de l’Afrique à travers une intégration sectorielle qui débouchera sur « une structuration de l’économie à travers notamment une transformation des ressources naturelles et un réinvestissement sur le continent ».

Le projet prévoit et recommande également une réorientation de la formation du capital pour ainsi former la jeunesse sur les nouveaux métiers liés à la métallurgie du fer et la sidérurgie, a-t-il dit.

Ce projet inspiré des « Nouvelles routes de la Soie » lancées par la Chine se veut « une rupture avec les paradigmes de domination d’un continent riche habité par des pauvres », a indiqué M. Camara dans sa présentation dudit projet.

Boubacar Camara note également que dans sa première phase le projet prévoit l’installation de ports énergétiques notamment à Potou (Louga), à Buba (Guinée Bissau) et à Pépel (Sierra Leone) pour plus de fluidité dans le transport de ces ressources dans la sous-région.

Sur le plan environnemental, le Secrétaire général du Groupe Atépa renseigne que le projet va s’inscrire dans le respect des engagements internationaux pour la protection de la planète.

Moctar FICOU / VivAfrik

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