La présence d’antibiotiques dans les rivières du monde entier décryptée par les journaux

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Tous ou presque les quotidiens en ligne ont repris en chœur l’alerte sur la présence d’antibiotiques dans les rivières du monde entier révélée par une vaste étude réalisée par deux chercheurs britanniques et publiée lundi 27 mai 2029 sans occulter d’autres sujets.

rfi.fr qui titre qu’« Une étude alerte sur la pollution aux antibiotiques dans les rivières » alerte : « Les scientifiques parlent d’un « problème mondial », de nombreuses rivières présenteraient des concentrations d’antibiotiques anormalement élevées. Or, la présence de ces substances dans l’eau pourrait participer au développement de bactéries multirésistantes, des super bactéries qui, selon l’ONU, pourraient tuer 10 millions de personnes par an d’ici 2050 ».

« Les rivières les plus polluées se trouvent au Kenya, au Ghana, au Nigeria, au Pakistan ou encore au Bangladesh. Dans ce pays pauvre d’Asie, les concentrations d’antibiotiques vont jusqu’à 300 fois le seuil jugé acceptable. Cependant, le problème n’épargne ni l’Europe ni l’Amérique, deux continents qui présentent également des cours d’eau contaminés », détaille le journal.

Les sites à haut risque se trouvent généralement à proximité de décharges de déchets ou d’égouts. La surconsommation humaine et vétérinaire expliquerait ce phénomène, car le corps ne métabolise pas toutes les molécules ingérées et en rejette une partie par l’intermédiaire des excréments.

lexpress.fr qui confirme cette alerte des scientifiques a affiché à sa Une du mardi 28 mai 2019 qu’« Une étude alerte sur la présence d’antibiotiques dans les rivières du monde entier ». « Une équipe de chercheurs de York a analysé des prélèvements effectués sur 711 sites dans 72 pays sur six continents et a détecté au moins un des 14 antibiotiques recherchés dans 65 % des échantillons », notent nos confrères qui ont repris un communiqué de l’université britannique.

La ciprofloxacine est de son côté la substance qui dépasse le plus souvent le seuil de sûreté (sur 51 sites), tandis que le triméthoprime, utilisé dans le traitement des infections urinaires, est le plus fréquemment retrouvé. « Jusqu’à aujourd’hui, le travail sur les antibiotiques a été majoritairement fait en Europe, en Amérique du Nord et en Chine. Souvent sur seulement une poignée d’antibiotiques », a commenté le Dr John Wilkinson dans les colonnes de lexpress.fr.

« Des antibiotiques dans les rivières du monde entier, selon une étude », c’est le titre qui barre la Une du site d’information france24.com. « Les scientifiques, qui présentaient leurs recherches lundi à un congrès à Helsinki, ont comparé ces prélèvements aux niveaux acceptables établis par le groupement d’industries pharmaceutiques AMR Industry Alliance, qui varient selon la substance. Résultat, le métronidazole, utilisé contre les infections de la peau et de la bouche, est l’antibiotique qui dépasse le plus ce niveau acceptable, avec des concentrations allant jusqu’à 300 fois ce seuil sur un site au Bangladesh. Le niveau est également dépassé dans la Tamise », a souligner le média.

Selon le quotidien, au fil des décennies, les bactéries se sont modifiées pour résister aux médicaments, au point que l’Organisation mondiale de la santé a averti que le monde allait manquer d’antibiotiques efficaces.

« Les bactéries peuvent devenir résistantes quand les patients utilisent des antibiotiques dont ils n’ont pas besoin, ou bien ne terminent pas leur traitement, donnant ainsi à la bactérie une chance de survivre et de développer une immunité ».

Les chercheurs de York évoquent aussi un lien avec leur présence dans l’environnement, selon le site. « De nouveaux scientifiques et dirigeants reconnaissent désormais le rôle de l’environnement dans le problème de la résistance aux antibiotiques. Nos données montrent que la contamination des rivières pourrait y contribuer de façon importante », a insisté un autre auteur, Alistair Boxall, évoquant des résultats « inquiétants ». « Résoudre le problème est un défi monumental et va nécessiter des investissements dans les infrastructures de gestion des déchets et des eaux usées, des règles plus strictes et un nettoyage des sites déjà contaminés », a-t-il ajouté.

seneweb.com s’intéresse aux ressources en eau au Sénégal et affiche à cet effet, « Ressources en eau : Des études dévoilent le potentiel du Sénégal à l’horizon 2030 ». « Le ministère de l’Eau et de l’Assainissement, à travers la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre), a organisé un atelier de partager avec les parties prenantes les résultats des études récentes sur les ressources en eau. Lesquelles ont été menées entre 2017 et 2019. La rencontre qui s’est tenue, ce lundi 27 mai 2019, à la deuxième sphère ministérielle de Diamniadio, a été également une occasion pour  lancer la phase 2 du Plan d’action de gestion intégrée des ressources en eau 2018-2030 (Pagire II) », lit-on dans le journal.

De son côté, jeuneafrique.com, revient sur les pluies diluviennes se sont abattues en Côte d’Ivoire. « Côte d’Ivoire : au moins trois morts après de fortes pluies à Abidjan », titre le média. Qui ajoute : « Trois personnes, dont un bébé, sont mortes lundi à Yopougon, grand quartier populaire d’Abidjan, lors d’un glissement de terrain provoqué par les premières fortes précipitations de la saison des pluies et une écolière est portée disparue ».

« Un glissement de terrain sur le flanc d’une cuvette a emporté un paquet de maisons précaires. Trois personnes ont été ensevelies, le corps de la mère de 23 ans et de la grand-mère ont été retrouvés. Les pompiers s’activent à retrouver le corps du bébé de 2 semaines », écrit le quotidien qui cite Vincent Toh Bi, le préfet d’Abidjan.

Moctar FICOU / VivAfrik 

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