Trafic de kevazingo au Gabon : François Wu livre sa version des faits

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Considéré par le procureur comme le principal cerveau de trafic du kevazingo, un bois précieux au Gabon, l’homme d’affaires chinois, François Wu est toujours dans viseur de la justice gabonaise. Cette posture ne l’a pas empêché de livrer sa version des faits sur les 353 containers qui ont été saisis par la justice avant de disparaître au port de Libreville. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux la semaine dernière, M. Wu aurait clamé son innocence dans cette affaire. Cependant, son Conseil, Me Tony Serge Minko-Mi-Ndong, a affirmé que son client n’en est pas l’auteur de la vidéo. A signaler que, selon le procureur, 200 containers auraient été localisés.

François Wu s’est exprimé sur ce dossier et c’est pour se laver à grande eau. « Pour l’instant, je dois quand même être prudent pour me protéger. Je n’ai pas fui. Si je décide de ne pas rentrer au Gabon, c’est tout simplement parce que, dans cette affaire, pour l’instant, j’estime que ce n’est pas vraiment un travail de la justice que les gens sont en train de faire. Il n’y a rien qui correspond à la vérité », a affirmé celui qui préfère taire le nom du lieu où il se trouve actuellement. Il aurait quitté le Gabon avant que l’affaire n’éclate.

Mais la justice gabonaise ne partage pas cette assertion et soutient que c’est sur le site de la société 3C transit que les 353 containers auraient disparu. L’homme d’affaires reconnait qu’il y a bien travaillé mais pas comme responsable.

« Moi, je ne suis qu’un expert en conseils juridiques et traducteur. Certains compatriotes qui sont peut-être jaloux ou qui ont d’autres motifs, je ne sais pas, ont donné mon nom à la justice. Ils estiment que moi, je suis le cerveau de l’affaire. Pourtant, nulle part il y a mon nom, nulle part il y a ma signature », s’est-t-il défendu.

Avant de soulever des incohérences. « Sur les 200 containers localisés au Gabon, 71 containers sont à la Sotrasgab. Je peux vous dire et bien confirmer qu’aucun container n’a un morceau de kevazingo dedans. On n’a qu’à aller vérifier. Il suffit de faire un rapport d’expertise ».

Voici les 5 extraits dont personne ne connait le vrai auteur :

1/ Sur le nombre de 353 conteneurs :

« Pour calmer cette affaire, je peux te donner l’information suivante : Premièrement, le chiffre que ce soit 352 ou 392 ou encore 200, tout ça c’est des faux chiffres. Il n’y a pas un chiffre qui est exact ! »

2/ Le vrai contenu des conteneurs :

« Alors quand ils disent que les 353 sont tous remplis de Kévazingo, c’est complètement faux ! Il n’y a pas un conteneur de Kévazingo qui est sorti parce que la preuve est simple. Il suffit de faire un rapport d’expertise. Sur  les 71 conteneurs qui se trouvent à la Sotrasgab, il n’y a même pas un conteneur de Kéva. Ce sont des padouk… »

« Les 129 autres conteneurs de Kévazingo, d’après ce qu’ils ont dit, qui se trouvent à l’intérieur du port d’Owendo appartiennent en réalité à la SNBG. Il suffit de voir la trace d’entrée à l’OCT. A l’OCT forcement il y a la trace. Ils vont vous confirmer que c’est pour la SNBG. 3C Transit n’a même pas un conteneur de Kévazingo ».

3/ Conteneurs arrivés en Chine :

« S’agissant des conteneurs arrivés en Chine, en ce moment la douane chinoise est en train de vérifier. Jusqu’à présent, même pas un morceau de Kéva trouvé. Je ne vois pas comment ils peuvent raconter un grand mensonge comme ça. Je ne comprends pas ».                

4/ Les PV de saisie :

« C’est le procureur qui avait remis la clé à l’employé du site en question avec un PV de restitution comme quoi vous n’avez qu’à travailler normalement en dehors des 30 conteneurs de Kéva que la société en question détient le papier.

Ils n’ont même pas fait le PV de saisie ou quoi que ce soit d’infraction. Je ne vois pas comment ils peuvent parler comme ça dans les médias comme quoi ils ont 353 conteneurs. C’est du n’importe quoi ».

5/ L’implication de Maganga Moussavou et de Guy-Bertrand Mapangou :

« Le Vice-président avait transféré seulement le dossier de demande de rachat de l’ancien stock qui était légal. Ce n’était qu’une demande de rachat. Il n’a pas accordé et aucun ministre n’a accordé non plus ».

Moctar FICOU / VivAfrik               

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