L’Afrique entre gestion des ressources naturelles et recherche dans le secteur minier

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Cinq permis accordés par le gouvernement nigérien  

Le gouvernement nigérien, réuni en conseil des ministres le 26 juin à Niamey, a octroyé cinq conventions minières pour permis de recherche de l’or et des métaux précieux dans le Nord du pays.Mines : le gouvernement accorde cinq permis de recherche dans le Nord du pays Trois desdits permis sont dans le bloc  Elmeki pour l’or et les métaux précieux, les métaux de base et substances connexes à  Tchirozérine (Agadez, Nord) et  deux autres pour la recherche de l’or dans les blocs de Djado et de Dissalak dans le département de Bilma (Agadez). Les permis Elmeki 15, Elmeki 17 et Elmeki 19 sont attribués à la société Kunyuan Co Ltd qui s’engage à investir dans les trois ans suivant la signature de ces conventions, un montant minimum égal à 2 millions de dollars US, soit 1 milliard de FCFA, pour  chacun des permis. La société Sahel Mining Niger s’adjuge pour sa part, les permis de Djado 21  pour or et de  Dissilak 25, avec à la clé un investissement dans les trois ans suivant la signature de ces conventions, d’au moins 543 501 dollars US, environ 270 millions de FCFA, pour chacun des permis, renseigne tamoudre.org.  

Pétrole et Gaz, Chronique d’une spoliation : De quoi le Sénégal est-il le nom ?

De l’interrogation à la prospection, l’œuvre d’Ousmane Sonko sur le pétrole et le gaz sénégalais aura été à la hauteur des attentes des Sénégalais qui avec les révélations de la BBC, ne peuvent plus se dérober de ces bonnes feuilles qui ont illuminé une partie de leur ignorance des pratiques peu orthodoxes qui sous-tendent la gestion des contrats pétrolier. Sonko s’interroge : De quoi le Sénégal est-il de nom ? Dès l’entame de son œuvre Pétrole et gaz au Sénégal, Chronique d’une spoliation; Ousmane Sonko se pose des interrogations légitimes sur le devenir du son pays dans un contexte de mondialisation où la découverte de l’or noir devrait légalement impulser un début de développement progressif afin de combler l’espoir immense de tout un peuple. Et une interrogation sous-jacente à la thématique campe le décor : Pourquoi le Sénégal, qui avait le même niveau de développement que la Corée du Sud en 1960, est actuellement classé au 155e rang mondial de l’indice de développement humain au moment où le Pays du Matin calmé (dont les marques Samsung, LG et Hyundai font le bonheur des Sénégalais) occupe le 15e rang ? De quoi le Sénégal est-il le nom ? On ne peut répondre à cette question de but en blanc sans au préalable laisser perler les introspections suivantes de Sonko. Un pays sorti indemne de la colonisation, un pays qui n’a jamais connu de coup d’état militaire, un pays au verbe facile au détriment de l’action concrète, un pays ou l’argent-roi structure les rapports sociaux, un pays d’espérances gâchées. Des introspections qui fondent légitimement les craintes d’un Sonko qui aura établi ce pourquoi les Sénégalais ont intérêt à ouvrir l’œil sur leur pétrole, note pour sa part le site d’information sen360.sn.

La Chine se jette sur le pétrole et le gaz de la Guinée équatoriale

Le road-show EG Ronda un vif intérêt de la part d’entreprises chinoises publiques et privées désireuses d’investir en Guinée équatoriale et explorer les opportunités dans les secteurs du pétrole, du gaz et des minéraux lors des prochaines réunions du cycle de licences EG Ronda à Pékin organisées par la Chambre africaine de l’énergie. La Chambre organisera les 2 et 3 juillet au Kempinski Hotel Beijing un forum d’investissement, qui se tiendra au nom du ministère des Mines et des Hydrocarbures de Guinée équatoriale. Les plus grands noms de l’industrie énergétique chinoise ont confirmé leur présence, notamment des sociétés telles que PowerChina Group, Sinochem, ENN Group, CCCC, CMEC, China Minmetals Corp, China Gas, Beijing Gas, Jincheng Anthracite Mining Group, PetroChina, Sinoenergy, CNOOC etc. « Nous sommes impatients d’accueillir les parties prenantes chinoises et mondiales au forum EG Ronda en Chine. Cela inaugurera notre effort pour construire un secteur minier prospère et rentable comme nous l’avons fait avec le pétrole et le gaz », a déclaré H.E. Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures, qui sera à Pékin la semaine prochaine avec sa délégation de hauts fonctionnaires. « Notre industrie des mines, du pétrole et du gaz à une chose que les investisseurs étrangers chérissent : des politiques et réglementations stables, grâce au leadership du président. Cela fait des années que nous fonctionnons avec un cadre prévisible et fiable qui a rendu notre pays concurrentiel et nous allons continuer à développer nos ressources pétrolières, gazières et minières au profit des investisseurs et de notre population », a ajouté le ministre dans les colonnes d’africanmanager.com.

Gabon : Eramet se lance dans une nouvelle mine de manganèse face à une concurrence croissante

Okouma : c’est le nom du prochain gisement au Gabon de la Comilog, filiale du français Eramet. Le groupe ambitionne d’atteindre dans le pays une production d’au moins 7 millions de tonnes par an en 2023, et de rester parmi les leaders mondiaux de manganèse, face à une concurrence qui augmente à l’international. Le projet de mine a été validé en interne, puis annoncé publiquement en début de semaine. Avec le futur site minier Okouma, la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) s’étendra aux alentours de Moanda (est), où se trouve un gisement unique au monde par sa forte teneur en manganèse. Présente depuis plus de cinquante ans au Gabon, la filiale d’Eramet exploitait le plateau Bangombé, également situé vers Moanda. « Nous entrons désormais dans la phase de préparation de la construction d’Okouma, alors que les premières études datent de 2016. La décision finale sera rendue en décembre », indique à Jeune Afrique Léod-Paul Batolo, le directeur général de la Comilog. Reste à trouver et valider les financements pour Okouma, explique le directeur. L’entreprise cherche 430 milliards de francs CFA (656 millions d’euros) pour son projet « Comilog 2020 », qui comprend la nouvelle mine, mais aussi une laverie, ou encore l’augmentation du stockage dans la gare ferroviaire, lit-on à jeuneafrique.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                  

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