L’Afrique se dote d’une nouvelle technologie qui rend l’eau plus propre

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Comment désinfecter l’eau de manière performante, durable et peu coûteuse pour couvrir les besoins essentiels des habitants des zones reculées d’Afrique ? Des scientifiques africains et européens travaillent ensemble à trouver des réponses. Dans le sud du Mozambique, il y a des solutions développées dans le cadre d’un projet de recherche mené en commun par des chercheurs africains et européens et appelé SafeWaterAfrica : il s’agit d’un prototype de petite station d’épuration des eaux usées qui est en cours d’installation à Ressano Garcia. Il faut rappeler que le Mozambique figure parmi les 16 pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe et qu’environ 40 % de la population de ses États membres n’a pas accès à l’eau potable : ce qui représente quelque 130 millions de personnes. Ressano Garcia est une petite ville près de la frontière avec l’Afrique du Sud qui illustre la gravité et l’urgence de la situation. Les habitants utilisent les sources d’eau à leur disposition, indique fr.euronews.com.

L’eau à laquelle les gens ont accès est propre

« Actuellement, 14.000 personnes vivent dans cette ville », explique Silvestre Mario Trigo, responsable de l’usine de traitement des eaux municipale. « Une partie d’entre elles n’ont pas accès à l’eau potable et donc, viennent prendre de l’eau dans la rivière, or l’eau de cette rivière n’est pas traitée », souligne-t-il. « Donc quand elle est utilisée ensuite par les habitants, elle cause des diarrhées et d’autres maladies liées à l’eau », dit-il. De l’eau contaminée peut effectivement transmettre des affections comme le choléra, la dysentrie, la typhoïde ou la polio même si la diarrhée est la maladie la plus fréquente sur place. Elle touche environ 10% des quelque 500 patients pris en charge chaque jour dans ce centre de santé local. « L’une des principales causes des diarrhées et des maladies diarrhéiques, c’est la mauvaise qualité de l’eau », insiste Abdul Rafael Sega, directeur du centre médical de Ressano Garcia. « Il est parfaitement évident que plus l’eau à laquelle les gens ont accès est propre, plus cela améliorera l’état de santé de l’ensemble de la population », fait-il remarquer, ajoute le site d’information.

Les populations de Diarrère dans un grand désarroi à cause d’une eau saumâtre

A l’instar de celles de Foundiougne, les populations de la commune de Diarrère sont en train de souffrir le martyre. Une situation qui dure depuis quelques semaines et est due à une eau du robinet devenue saumâtre, et donc impropre à la consommation. Depuis le début du mois de juillet, l’eau du forage ravitaillant Diarrère centre où vivent quelque 4 500 âmes ainsi que les villages de Mbettid, Mbassis, Ndouf, Leme, Dame, Khassouss, Ndang et Ndoun­dokh, est devenue subitement saumâtre. Une situation intenable, notamment pour les femmes qui sont obligées de se rendre dans des villages distants de plusieurs km à la recherche d’eau potable. A défaut, elles se rabattent sur les puits dont la qualité de l’eau laisse à désirer. «Depuis quelque temps, l’eau du robinet est devenue impropre à la consommation parce que salée. C’est pourquoi nous, les femmes, rencontrons beaucoup de difficultés, parce que nous sommes obligées de parcourir de longues distances avec des charrettes pour chercher de l’eau potable dans les villages environnants», a témoigné la dame Fatou Sarr. Qui, en plus de solliciter l’aide des autorités, renseigne que certaines, comme elles, achètent souvent des bidons d’eau douce de 20 litres à 150 ou 200 francs l’unité.

Moctar FICOU / VivAfrik                 

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