Le comité ad hoc qui travaillera sur la réforme foncière installée en Afrique du Sud

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L’Afrique du Sud fait un pas en avant dans la réforme agraire. En effet, le parlement a formé, le 25 juillet 2019, un comité ad hoc multipartite chargé d’introduire un projet de loi amendant la Constitution pour permettre l’expropriation sans compensation des terres détenues par les fermiers blancs. 

Cyril Ramaphosa campe sur son projet. Le président sud-africain a entrepris de « réparer l’injustice historique grave » commise à l’égard de la majorité noire pendant la période coloniale et le régime raciste de l’apartheid. Ce comité pourra traduire ses propos en réalités.

Il est constitué de 25 membres issus de l’ANC, de l’Assemblée nationale et des partis d’opposition. D’après Moloto Mothapo, porte-parole du Parlement sud-africain, la nouvelle équipe poursuivra le travail laissé par le précédent Parlement dissout en début d’année. Il devra présenter un rapport sur la progression de ses activités d’ici au 31 mars 2020.

La réforme agraire refait la une de l’actualité, mais la question foncière est lancinante depuis 1994, date de l’avènement de la démocratie en Afrique du Sud. Aujourd’hui encore, malgré plus d’un quart de siècle d’élections générales multiraciales, les inégalités dans la répartition des terres restent réelles dans le pays. Le président Cyril Ramaphosa, et le congrès national africain (ANC) son parti, entend bien mettre les bouchées doubles, pour mener une réforme agraire attendue.

Rappelons que l’expropriation sans compensation devrait permettre, d’après l’exécutif, de corriger les inégalités héritées de l’apartheid et de booster le développement agricole. De leur côté, les détracteurs de la réforme affirment qu’elle risque d’attiser les violences raciales et de menacer la performance de l’agriculture sud-africaine, l’une des plus dynamiques du continent.

Moctar FICOU / VivAfrik

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