Les africaines sensibilisées célébration de la Journée africaine des mers et des océans

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Le Haut conseil pour la mer (HCM), en collaboration avec les administrations impliquées dans l’action de l’Etat en mer et les associations de la société civile œuvrant dans le domaine maritime, a organisé un atelier de sensibilisation sur la célébration de la Journée africaine des mers et des océans, le jeudi 25 juillet à Lomé. Des représentants des ministères en charge de l’Environnement, de la Pêche, des Transports, du Tourisme, de la Sécurité et de la défense, des chefs traditionnels, des responsables du domaine maritime et des représentants des partenaires techniques et financiers ont pris part à ces assises. Cette journée est célébrée chaque 25 juillet depuis 2015. Le thème retenu cette année par l’Union africaine (UA) est « La protection de la biodiversité marine au-delà de la juridiction nationale ainsi que l’économie bleue » et « l’économie bleue durable » par le Togo. La célébration a pour objectif de sensibiliser les acteurs sur la nécessité de protéger et de préserver la biodiversité marine et côtière pour une économie bleue durable et florissante. Plus spécifiquement, il s’agit d’amener ces derniers à connaitre les richesses que regorgent les océans et les mers ; de les sensibiliser sur les enjeux de la protection des écosystèmes marins et côtiers pour l’adoption des comportements écologiques en matière de production et de consommation. Cette journée est l’occasion pour l’Afrique en général et le Togo en particulier, de renouveler son engagement à atteindre l’objectif de développement durable n°14 qui vise à conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable, apprend-on du site d’information faapa.info.

L’Afrique commence à s’approprier de son espace maritime

La protection de l’environnement marin est une nécessité, voire une obligation pour l’Afrique au moment où le continent commence à s’approprier de son espace maritime et que les questions maritimes sont prises en compte dans les politiques nationales notamment celle relative à la sécurité maritime et le développement de l’économie bleue, indique le ministre conseiller pour la mer, Stanislas Baba. A son avis, « l’économie bleue » s’inscrit dans le Plan National de Développement 2018-2022 ainsi que l’axe de la stratégie nationale pour la mer et le littoral dont la mise en œuvre à conduit à l’élaboration du cadre stratégique pour le développement de l’économie maritime et côtière avec l’appui de la Banque Mondiale. Le ministre de l’Agriculture, de la Production Animale et Halieutique, Koutéra Bataka représentant son collègue de l’Environnement a rappelé que les océans et les mers occupent plus des deux tiers de la superficie de globe et sont à l’origine de la vie sur la planète. A l’en croire, l’océan offre aussi ses bienfaits à des secteurs économiques comme la pêche, l’énergie, le tourisme et les transports maritimes en particulier sans oublier les bienfaits écologiques comme la régulation du climat, le piégeage du carbone, l’habitat ou la biodiversité et bien d’autres. M. Koutéra a déploré la pollution croissante des océans qui entraine la dégradation croissante de la biodiversité marine. Il a saisi l’opportunité pour inviter les acteurs du secteur maritime au respect des accords et traités internationaux relatifs au secteur maritime auxquels le Togo fait partie, ajoute notre source.

Au Sénégal, le militant écologiste Haïdar El Ali propulsé à la tête de la Grande muraille verte

Le président Macky Sall a nommé l’ancien ministre de l’Environnement, directeur général de l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande muraille verte. Le charismatique Haïdar El Ali a une nouvelle mission : la restauration des forêts du pays. Il doit également reverdir la partie sénégalaise de la Grande muraille verte (GMV), qui s’étend sur 535 km et dont la plantation a commencé en 2008. Le projet participe à la lutte contre la désertification et le réchauffement climatique. Le Sénégal a planté plus de 20 millions d’arbres, soit à peine 40% des 800 000 hectares qui lui incombent de reverdir. Haïdar El Ali aura pour tâche de mener le projet à son terme et de le pérenniser dans une région où il ne pleut que 300 mm d’eau par an. Un défi vital pour les pays sahéliens. La Grande muraille verte est un projet panafricain destiné à stopper la désertification en Afrique : une bande large de 15 km plantée de différentes espèces végétales. La GMV doit relier sur 7600 km l’ouest à l’est de l’Afrique, du Sénégal à Djibouti, en passant par la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Erythrée et l’Ethiopie. Depuis plusieurs années, Haïdar El Ali alerte sur le risque de disparition des forêts de Casamance, zone la plus boisée dans le sud du Sénégal, à cause, selon lui, du trafic de bois. L’ancien ministre mène régulièrement des campagnes de reboisement au Sénégal. Sa réputation d’écologiste convaincu n’est plus à faire. Il avait été condamné en août 2018 par un tribunal correctionnel de Dakar à trois mois de prison avec sursis pour « diffamation » à l’encontre d’Abdoulaye Sow, président de l’Union nationale des exploitants forestiers du Sénégal (Unefs). M. El Ali avait cité M. Sow – à l’origine de la plainte contre lui – parmi « les trafiquants de bois » au Sénégal. Début 2014, il s’était déjà attaqué à la pêche illégale et avait rendu payant l’accès à la pêche dans les eaux sénégalaises, renseigne francetvinfo.fr.

Un élevage intelligent en Afrique du Sud, une solution au profit des personnes et de la planète

Le Karoo, en Afrique du Sud, est un environnement difficile pour pouvoir vivre de l’agriculture : la région est essentiellement dépourvue d’eau de surface. Son nom est dérivé du mot khoisan qui signifie « pays de la soif ». Les terres étaient traditionnellement utilisées par les pasteurs, mais la sécheresse, le surpâturage et les activités de prédation des animaux sauvages ont rendu cette activité précaire. Les prédateurs étaient gardés sous contrôle grâce à des clôtures, des pièges, des poisons et la chasse. L’Afrique du Sud est l’un des endroits les plus clôturés de la planète, ce qui a des conséquences énormes sur la biodiversité et les déplacements des animaux. À présent, une nouvelle initiative pilote s’étendant sur environ 25 000 hectares et se reposant sur l’expertise des bergers a permis d’accroître les élevages d’agneaux et de bœuf des pâturages tout en restaurant la végétation et en favorisant la biodiversité. Fair Game est un partenariat entre la Landmark Foundation, le Département national des affaires environnementales et le Programme des Nations Unies pour l’environnement, financé par le Fonds pour l’environnement mondial, la Banque de développement de l’Afrique du Sud ainsi qu’un philanthrope local. Ce partenariat est unique dans la mesure où il repose sur l’expertise des éleveurs dans de grandes exploitations commerciales, lit-on à unenvironment.org.

Moctar FICOU / VivAfrik 

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