« Développement et défense de l’environnement ne sont pas incompatibles », selon Youba Sokona

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Vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le Malien Youba Sokona est depuis des décennies un ardent adepte de la lutte contre le changement climatique, notamment en Afrique. Il a souligné que le « développement et la défense de l’environnement ne sont pas incompatibles ». Diplômé de l’École des mines de Paris et de l’université Paris-VI, il a occupé les postes de coordinateur du Centre de politique climatique africain et de secrétaire exécutif de l’Observatoire du Sahara et du Sahel. Il est membre de nombreux conseils et organisations et professeur honoraire à l’University College de Londres. Il y a eu une évolution. Au début des années 1990, lors de l’accord de Rio, la question climatique n’était pas au centre de leurs préoccupations. Mais lors du sommet de Paris, en 2015, tous les chefs d’États africains étaient présents. Et tous ont pris l’engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en se focalisant sur l’adaptation. C’est une avancée, même s’il n’y a pas encore d’initiatives réellement transformatrices qui allient objectifs de développement et lutte contre les conséquences du réchauffement climatique, confie-t-il à Jeune Afrique.

Yennenga, une ville « durable » aux portes de Ouaga

À 15 km à peine au sud de Ouagadougou, la ville nouvelle de Yennenga est en train de sortir de terre sur une superficie de 678 ha, et les premiers habitants sont déjà installés. Lancé l’an dernier, le projet fait le pari du développement durable. Le promoteur, CGE Immobilier, promet « une ville verte dans un pays sahélien », dotée de sa propre centrale solaire de 35 MW, conçue pour accueillir jusqu’à 100 000 habitants, et prévoit un chantier de « dix, voire quinze ans ». De nombreuses solutions ont été imaginées pour faire de Yennenga une vitrine de la métropole africaine de demain : énergie solaire, donc, mais aussi récupération des eaux de pluies grâce, en particulier, à des toits inversés, vastes espaces verts, intégration des baobabs au paysage urbain, création de pépinières apportant de l’ombre, réflexion sur les gestions de l’eau mais aussi du vent, qui doit rafraîchir les rues, indique Jeune Afrique.

Comment les espèces invasives bouleversent notre biodiversité ?

17 espèces végétales et animales viennent de s’ajouter à la liste d’espèces exotiques envahissantes de préoccupation européenne. Cette liste européenne compte désormais 66 espèces, dont la plupart ne sont pas encore très présentes en Europe mais dont la prolifération pourrait causer d’importantes nuisances à l’environnement. Introduites par l’homme hors de leur environnement d’origine, les espèces invasives constituent « une menace importante pour la biodiversité et les services fournis par les écosystèmes (comme la production végétale, l’épuration de l’eau ou la pollinisation) », selon le SPF Santé Publique. Les corbicules, des palourdes asiatiques, ont littéralement envahi nos cours d’eau. « Elles ont été importées d’Asie pour plusieurs raisons. Tout d’abord pour être cultivées et consommées. Mais aussi pour leur capacité à filtrer l’eau : les aquariophiles ont importé ces palourdes pour nettoyer leur eau. On suspecte aussi que les larves aient été importées via le réservoir des bateaux », explique Martin Vastrade, chercheur à l’Université de Namur. Le problème, c’est que cette palourde se reproduit à une vitesse impressionnante. Une femelle peut pondre jusqu’à un million d’œufs par an. Résultat : la corbicule s’est largement répandue, notamment dans la Meuse, renseigne rtbf.be.

Moctar FICOU / VivAfrik                 

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