Les risques et avantages de l’innovation analysés à l’Universités de l’expertise

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« L’IA intervient pour aider les experts à faire ce qu’il leur était impossible comme trouver une aiguille dans une botte de foin », a expliqué Alexandre Grux, fondateur d’Hyperlex, lors d’une table ronde des premières Universités de l’expertise. S’adressant aussi bien aux experts judiciaires et privés qu’aux avocats, magistrats, juristes d’entreprise, huissiers de justice, étudiants et entrepreneurs, ce colloque inédit s’est déroulé à l’Hôtel de l’industrie, à Paris, sur le thème « Expertise, innovation et société connectée ». En traitant les grands sujets d’actualité touchant la profession d’experts et l’évolution des missions d’expertise, notamment grâce aux nouvelles technologies, ce colloque a permis aux acteurs judiciaires de faire le point sur les affaires de responsabilité, notamment médicales, le dommage corporel et l’évaluation du préjudice. Ça leur a aussi permis d’aborder le thème plus économique des méthodes d’évaluation des start-up, et notamment des legaltechs. Des ateliers organisés pour les principales filières (construction, agroalimentaire, transport, santé…) et animés par des intervenants de haut niveau ont complété cette journée de formation. Pour les professionnels, c’était surtout l’occasion de débattre et faire le point sur les impacts des nouvelles technologies (intelligence artificielle, blockchain…) dans les missions d’expertise et pour la justice en général. « Nous, les legaltechs, sommes là pour augmenter l’homme et pas pour le remplacer sur ses tâches », considère Alexandre Grux, CEO d’Hyperlex, qui a développé un logiciel de contrat management intégrant de l’IA. Pour lui, les technologies sont des outils complémentaires qui permettent aux spécialistes de travailler mieux et plus vite, mais surtout pas de les remplacer. « Nos clients sont des entreprises, des notaires, des huissiers, des avocats, des banques et des assurances qui ont une volumétrie de documents à traiter extrêmement importante. Ces experts cherchent à augmenter leur fiabilité grâce à l’outil », renseigne affiches-parisiennes.com.

Comment financer la croissance d’une start-up juridique ?

Animée par Bernard Cohen-Solal, directeur général Lexposia, expert judiciaire et professeur à HEC, le grand débat qui a clos cette journée de formation, s’est un peu écarté des sentiers de l’expertise pour aborder les outils d’évaluation et le financement des start-up, et en particulier des legaltechs pilotées par des avocats et par des entrepreneurs néophytes. Intitulé « La course contre la montre », ce débat est l’occasion de lancer officiellement l’Incubateur du barreau de Paris et le Réseau national des incubateurs de barreaux (RNIB). Laurent Cheynet, associé MGT, Arnaud Touati et Harry Allouche, associés Hashtag Avocats, qui s’identifie comme une start-up du droit, partagent leur retour d’expérience sur leur aventure entrepreneuriale. Si beaucoup de legaltechs se créent, le taux global d’échec reste toujours très élevé, indique Bernard Cohen Solal, qui a réuni ce panel d’experts pour partager des clés de réussite. Laurent Cheynet présente à l’auditoire, composé de quelques experts et de beaucoup d’avocats, le fonds Serena Capital, et rappelle l’importance de l’optimisation fiscale et de la course aux investisseurs. « Aujourd’hui, il y a une véritable course à l’échalote pour l’investissement des start-up », dénonce Arnaud Touati. Selon lui il faut plutôt se demander quand commencer à financer plutôt que comment. « La question de la valorisation, qui revient très souvent, réserve des difficultés », selon Laurent Cheynet. Les critères traditionnellement utilisés sont « des agrégats financiers et des agrégats dits de convenance présents dans le pacte d’associés », explique l’expert conseillant aux fondateurs de rester longtemps actionnaires majoritaires. Généralement, « ce ne sont pas que des critères techniques mais beaucoup de bon sens », souligne-t-il. Il y a trop de valorisation fluctuante des jeunes sociétés, dont certaines n’ont pas vraiment besoin de lever des fonds, selon le duo d’avocats, poursuit la même source.

La stratégie d’innovation d’Orange patine

Annoncée il y a deux ans, l’enceinte connectée Djingo enchaîne les retards, embourbée dans les difficultés techniques, tandis que la réorganisation de la division en interne ne fait pas l’unanimité. Mais où est Djingo ? L’enceinte connectée d’Orange, codéveloppée avec l’opérateur allemand Deutsche Telekom, n’en finit plus de se faire attendre. Présenté pour la première fois lors du « Show Hello », le 20 avril 2017, ce produit censé à l’origine concurrencer Amazon et Google sur le terrain des assistants vocaux intelligents était attendu dans les boutiques de l’opérateur au début de l’année 2018. Mais les mois ont passé et Djingo n’est pas arrivé. En décembre, Stéphane Richard, le patron d’Orange, s’était de nouveau risqué à donner une date butoir au lancement de l’appareil, assurant qu’il serait disponible dans les magasins de la marque « d’ici le printemps 2019 ». En vain. Djingo reste, encore et toujours, aux abonnés absents. Le retard de l’opérateur, tout comme celui de son homologue outre-Rhin, commence à faire tache. D’autant que le numéro un des télécoms français, embarrassé par l’affaire, demeure désormais muet sur toute nouvelle échéance de sortie du produit. Le projet a connu plusieurs contrariétés ces derniers mois. Les équipes chargées de l’élaboration de l’enceinte se heurtent notamment à des difficultés techniques sur la mise en œuvre du système de reconnaissance vocale, développé en plusieurs langues et qui doit permettre aux futurs utilisateurs de piloter leur télévision (changement de chaînes, recherche de programmes…), d’écouter de la musique, de passer des appels ou de gérer les objets connectés de leur maison par la voix. « La période d’apprentissage, longue et complexe, de l’intelligence artificielle implique que nous prenions le temps nécessaire pour assurer un service de haute qualité », explique Orange. La capacité du produit à connecter de façon fluide et sécurisée tous les objets de la maison compatibles (ampoules, alarmes, chauffage…) requièrerait, elle aussi, encore des réglages, lit-on dans lemonde.fr.

Moctar FICOU / VivAfrik                       

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