Le Maroc se dote d’un décret relatif aux plans d’aménagement et de gestion des pêcheries

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Le Conseil de gouvernement a adopté le projet de décret relatif aux plans d’aménagement et de gestion des pêcheries, présenté par le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch. Ce projet de décret vise à définir les mesures nécessaires à l’élaboration des plans d’aménagement et de gestion des pêcheries, conformément aux dispositions de la loi relative à la prévention et à la lutte contre la pêche illicite, non autorisée et non réglementée, ainsi qu’à la modification du Dahir portant loi relatif à la réglementation de la pêche maritime. Le texte insiste sur les procédures de gestion et d’aménagement relatives à l’effort de pêche et des espèces marines concernées, la méthodologie d’approbation et de validation des plans d’aménagement et de gestion des pêcheries et leur modification, outre la durée maximale des plans d’aménagement et de gestion des pêcheries. Les dispositions de ce décret permettront également de fixer des conditions particulières concernant le plan d’aménagement et de gestion des pêcheries, pour le contrôle et le suivi des activités de pêche, ainsi que des mesures visant à lutter contre la pêche illicite, non autorisée et non réglementée, renseigne infomediaire.net.

Débarquement de thon : Nouveau succès au Gabon pour le groupe espagnol Calvo Pesca

A la suite du succès du 1er débarquement de thon en juillet 2019, le groupe espagnol Calvo – spécialisé dans la pêche, la commercialisation et la transformation du thon- a, à nouveau, débarqué, le 10 septembre 2019, plusieurs tonnes au nouveau terminal de pêche du New Owendo International Port (NOIP). Une réussite qui entrevoit un partenariat à long terme entre l’Etat et l’amateur espagnol, et qui devrait booster la contribution du secteur de la pêche au Produit intérieur brut (PIB). «Nous aurons plusieurs impacts avec l’arrivée de Calvo Pesca dans le secteur de la pêche au Gabon. Nous aurons une contribution au Produit intérieur brut, la création d’emplois les bateaux, les quais et la distribution», a indiqué Biendi Maganga Moussavou. Pour rappel, le 25 juillet 2019, le groupe espagnol avait procédé à la première opération de transbordement et de débarquement à quai d’une cargaison de plus de 1000 tonnes de captures de thons sur le site du GSEZ New Owendo International Port (NOIP). « Pendant plus de 50 ans, tout ce qui se péchait dans nos eaux n’avait jamais transité par notre pays. Ces poissons allaient directement dans les autres ports et profitaient au niveau de l’enregistrement même des performances à d’autres pays alors que c’est du thon gabonais et il doit être enregistré comme étant du thon péché et mis à l’actif du Gabon », avait indiqué Biendi Maganga Moussavou, lors de cette 1ère phase. Le succès répété de ces opérations de transbordement et de débarquement devrait permettre de couvrir une grande partie du marché local à moindre coût et impactera plusieurs secteurs économiques. Notamment par la création de nouveaux métiers tournant autour des services portuaires spécifiques au débarquement des produits de la pêche, lit-on dans les colonnes de directinfosgabon.com.

Greenpeace alerte sur les menaces des usines de production de farines de poissons

L’Organisation non gouvernementale de défense de l’environnement (Greenpeace) a attiré l’attention des autorités Sénégalaises sur les menaces qui pèsent sur le stock des petits pélagiques et sur la sécurité alimentaire. A l’origine de ces menaces, les usines de production de farines de poissons. L’ONG a fait cette alerte mercredi 11 septembre 2019 au Port Autonome de Dakar dans le navire de Greenpeace Arctic Sunrise en présence des autorités du Sénégal et de la société civile à l’occasion de la présentation de son rapport sur les usines de fabrication de farine de poissons au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie. Signalons que ce grand bateau mène une expédition en mer, de l’Arctique à l’Antarctique et dont la prochaine destination sera l’Afrique du Sud. L’objectif de leur voyage maritime est de rechercher pour mettre en exergue le trésor que représentent les océans et les menaces auxquelles la vie marine est exposée. Si l’on fie au rapport qui parle de situation grave et critique, ces usines vont finir par décimer les stocks de petits pélagiques. Suffisant pour Greenpeace, dans le rapport, de lancer un cri d’alarme et d’alerter les autorités et les acteurs du secteur pour la suppression immédiate de licences aux usines de fabrication de farine de poissons. C’est ce qui fait dire à Ibrahima Cissé, responsable de la campagne Océan Greenpeace Afrique que « les problèmes de sécurité alimentaire font qu’il n’est pas acceptable de prendre du poisson pour en faire de la farine, de nourrir de la volaille ou d’autres animaux à partir des poissons alors que les populations qui en ont le plus besoin n’en disposent pas ». « On n’a dénombré huit usines de production de farines de poissons, deux sur la liste d’attente, certaines en construction », a-t-confié parlant du nombre d’usines disponible au Sénégal. A l’en croire, face à cette situation alarmante, le retrait des licences pour ces usines qui doivent revenir à l’orthodoxie à savoir le traitement des restes des poisons (têtes, artères… pour en faire de la farine) se présente comme une nécessité, relate vivafrik.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                         

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