Famines : faut-il donner plus d’aides aux Africains ou les laisser se débrouiller ?

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L’Afrique contient une centaine de bombes démographiques qui menacent de provoquer de gigantesques tsunamis migratoires et d’engloutir le monde entier et en premier lieu l’Europe. Les premières déflagrations ont touché le Vieux Continent avec la crise des « réfugiés » qui dure depuis 30 ans, mais a connu une vive accélération en 2015 avec le « Migrants Welcome » et l’ouverture des frontières par Merkel. Si le flux de tiers-mondistes n’est pas stoppé très vite ET si une remigration n’est pas mise en place, la France et toute l’Europe occidentale bisounours ethnomasochiste deviendront à leur tour des pays du tiers-monde violents et miséreux, incapables de progrès social, scientifique et technique, de beauté architecturale, de douceur de vivre et de grandeur civilisationnelle. Le 10 juillet, alors que la famine approchait à nouveau, je me suis demandé s’il était sage d’acheminer encore plus d’aide à l’Éthiopie. (Voir l’article « À part le Sida, l’Afrique ne nous apporte rien » reproduit juste après). Depuis la grande famine du milieu des années 80, la population éthiopienne est passée de 33,5 millions à 78 millions. Mais attention, je n’écris pas de rapports pour les Nations unies ; j’écris une chronique dans un journal et j’ai délibérément fait preuve d’une grande fermeté dans mon langage, comme je l’avais d’ailleurs fait lorsque j’ai rédigé des reportages en Éthiopie au plus fort de cette terrible famine. J’étais sûr que ma chronique susciterait une certaine hostilité : mes inquiétudes se sont intensifiées quand j’ai vu le gros titre : « L’Afrique n’a donné au monde que le Sida. » Ce qui n’est pas tout à fait ce que j’ai dit – le fait que le mot « presque » a été enlevé a des conséquences ; et de toutes façons, mon article concernait l’aide au développement, pas le Sida, note lesobservateurs.ch.

L’ONG Action contre la faim déclarée persona non grata par l’armée nigériane

C’est ce qu’a annoncé un porte-parole de l’armée nigériane dans un communiqué, le 20 septembre. Mercredi, cette même armée avait contraint l’ONG à fermer son bureau de Maiduguri (nord-est du Nigeria) en proie à une insurrection jihadiste, et ce « sans préavis, ni explication » selon l’ONG. L’armée nigériane accuse Action contre la faim d’avoir « aidé » la branche de Boko Haram affiliée au groupe État islamique en lui fournissant des « médicaments » et « de la nourriture ». Tout s’est précipité mercredi soir. Des employés d’Action contre la faim à Maiduguri racontent avoir vu des véhicules militaires de l’armée nigériane se poster devant les locaux de l’ONG puis contraindre l’équipe à évacuer et à fermer les bureaux. Le directeur d’Action contre la faim au Nigeria s’est alors dit « très surpris », assurant n’avoir « aucune information » sur le motif de cette fermeture imposée. Ce n’est que jeudi que l’armée a donné une explication officielle. Dans un communiqué, le colonel Isa Ado, porte-parole de l’opération chargée de lutter contre les groupes jihadistes dans le nord du Nigeria, a accusé l’ONG de mener des activités « malsaines » et « subversives » en soutien à des combattants de Boko Haram/Branche État islamique, et d’avoir notamment continué à leur fournir « des médicaments et de la nourriture » malgré des « avertissements répétés » de l’armée, selon la version de ce porte-parole. L’ONG n’a pas encore réagi à ces accusations. La veille, suite à la fermeture brutale de son bureau à Maidiguri, elle avait seulement appelé les autorités du pays à la laisser travailler et regretté que cette fermeture ne la force à suspendre immédiatement ses programmes qui apportent un soutien à des millions de personnes vulnérables dans cette région en crise. Rappelons que depuis juillet dernier, six employés d’ACF sont détenus par la branche de Boko Haram affiliée à l’État islamique que l’armée les accuse aujourd’hui d’« aider », relate rfi.fr.

41 pays ont besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires (FAO)

Quarante-et-un pays, dont 31 en Afrique, requièrent toujours une aide extérieure afin de couvrir leurs besoins alimentaires, prévient l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un rapport publié jeudi. Les conflits et les mauvaises conditions climatiques – en particulier le manque de précipitations en Afrique – sont les principales causes des niveaux élevés d’insécurité alimentaire et compromettent fortement la disponibilité alimentaire et l’accès à l’alimentation de millions de personnes. Les 41 pays ayant actuellement besoin d’une aide extérieure afin de couvrir leurs besoins alimentaires sont les suivants : l’Afghanistan, le Bangladesh, le Burkina Faso, le Burundi, Cabo Verde, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la Corée du Nord, la République Démocratique du Congo, Djibouti, l’Erythrée, l’Eswatini, l’Ethiopie, la Guinée, Haïti, l’Irak, le Kenya, le Lesotho, le Libéria, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, la Birmanie, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie, l’Ouganda, le Venezuela, le Yémen et le Zimbabwe. Pendant ce temps, les récoltes de céréales devraient être abondantes dans plusieurs pays d’Amérique latine et d’Asie, tandis que de meilleures conditions sécuritaires ont permis d’augmenter la production céréalière en Syrie. Près de la moitié des pays ayant besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins humanitaires connaissent des troubles civils ou sont pleinement impactés par un conflit, tandis que les autres font face à de graves pressions pesant sur leurs ressources en raison de l’afflux massif de réfugiés issus des pays voisins et connaissant eux-mêmes des troubles, lit-on à reliefweb.int.

Moctar FICOU / VivAfrik                       

2 Commentaires

  1. L’Aide publique au Développement (APD) doit etre supprimé définitivement et assiste le SECTEUR PRIVE LOCAL AFRICAIN PRODUCTIF ET NON PRODUCTIF vers l’eradication de la pauvreté monétaire absolue et rurale….
    Reduire les procedures bancaires et institutionnelles aux systèmes de credits bancaires de commercialisation et facilité les operations du secteur prive local vers la disponibilité des produits alimentaires dans les zones de forte insécurité alimentaire et agricole

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