ATIBT : le modèle Gabonais de gestion durable des forêts exposé en Chine

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Le ministre gabonais des Eaux, des Forêts, de la Mer, de l’Environnement, chargé du Plan climat et du Plan d’affectation des terres, Lee White a profité de son allocution au forum de l’Association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT) qui se déroule du 22 au 25 octobre 2019, à Shanghai, en Chine pour promouvoir le modèle Gabonais de gestion durable des forêts. A ce propos, il laisse entendre : « c’est le bon moment pour investir dans le secteur forestier au Gabon, si vous partagez notre vision et nos valeurs ». 

« le Gabon possède un potentiel exceptionnel pour fournir un bois tropical qui nous permettra de faire face aux défis des objectifs de développement durable, de lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité », a poursuivi Lee White. Pour convaincre les participants, il les a édifiés sur l’importance que le Gabon accorde à la gestion durable de ses forêts.

Du démarrage de l’exploitation forestière à des fins commerciales en 1889 à la décision, prise en 2017, de rendre la certification Forest Stewardship Council (FSC) obligatoire pour toutes les activités forestières, d’ici à 2022, le Gabon a pris plusieurs mesures dans le but de créer un nouveau modèle de développement, a rappelé M. Pour Lee White. Qui indique que ce modèle préserve le capital naturel tout en assurant le développement.

Etapes majeures vers la gestion durable des forêts

Selon Lee White, tout part du sommet de Rio sur la terre en 1992, lorsque le président Omar Bongo pose le constat du coût environnemental d’un développement mal planifié d’un continent tentant de rattraper le reste du monde. La première grande étape fut l’adoption, en 2001, d’un nouveau code forestier qui rend la gestion durable des forêts obligatoire, a rappelé l’Agence Ecofin.

En 2002, Omar Bongo annonce la création de 13 parcs nationaux couvrant 11 % des écosystèmes terrestres du Gabon. Elu en 2009, Ali Bongo s’engage à poursuivre le processus. Alors que seulement 15 % du bois gabonais était transformé sur le territoire, malgré l’existence d’un code forestier fixant ce taux à 60 %, il décide de l’interdiction de l’exportation du bois non transformé. Comme mesure d’accompagnement, il crée une zone économique spéciale hors de Libreville, au sein de laquelle des avantages fiscaux ont rendu l’investissement dans la transformation du bois très attractif.

En outre, Ali Bongo implémente un plan national climat et décrète le développement durable pour s’assurer que les forêts gabonaises continuent de jouer le rôle essentiel d’entonnoir et de réservoir de carbone.

Résultats

Grâce à ces décisions politiques, le Gabon a réussi à maintenir son taux de couverture forestière et de déforestation respectivement à 88 % et 0,01 % et à transformer 21 % du territoire en aires protégées terrestres.

En tant que garant de cette nouvelle politique forestière, Lee White a décliné les enjeux de sa tâche. « Ma mission, 130 années après les premières exportations de grumes du Gabon, est de veiller à ce que nous mettions en place une industrie forestière durable qui continuera à produire du bois dur précieux, en préservant les forêts, les services écosystémiques et en développant notre économie forestière ».

Pour le ministre, « ce processus passe par la poursuite de la transformation locale du bois, coupé de façon durable dans nos forêts naturelles ». Mais au-delà de cet aspect, le pays compte également créer des plantations forestières qui, à terme, produiront 4 à 5 fois plus de volume de bois. Le pays envisage aussi de multiplier l’économie du bois par 10 et créer 50 000 emplois supplémentaires dans le secteur forestier.

Moctar FICOU / VivAfrik                        

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