Energies renouvelables : Total envisage une production mondiale de 25 gigawatts d’ici à 2025

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Le Président directeur général (PDG) du géant pétrolier français, Total, Patrick Pouyanné a affirmé, dimanche 27 octobre 2019 que sa société compte « accélérer sa diversification vers le gaz et l’électricité renouvelable dans le cadre de la transition énergétique du pétrole vers d’autres sources d’énergie ». Cette tendance permettra, selon le PDG, à la compagnie de produire 25 gigawatts d’ici à 2025.

« À l’horizon 2025, nous visons une capacité mondiale de 25 gigawatts (dans les renouvelables), ce qui commencerait à être relativement important à l’échelle de la planète ». Contrairement aux dinosaures, on a un cerveau, on est capable de voir ce qui se passe, on connaît les marchés, donc on s’adapte car la transition énergétique offre plein d’opportunités », a indiqué M. Pouyanné.

La compagnie française a actuellement une capacité de production de 2,7 GW d’électricité bas carbone (gaz et renouvelables) à l’échelle mondiale. C’est ce que révèle le document de référence 2018 de l’entreprise.

Les ambitions de Total ne se limitent pas seulement à porter à 25 gigawatts sa production mondiale d’énergie d’ici à 2025. Le groupe envisage aussi doubler d’ici à 2025 le nombre de ses clients à l’électricité en France et en Belgique.

Rappelons que Total a acquis, depuis 2015, pour presque six milliards d’euros d’actifs dans les énergies dites nouvelles, notamment le spécialiste des batteries Saft, Direct Energie et Total Eren.

Répétant son engagement de ne plus fermer aucune de ses 3.500 stations-service en France, Patrick Pouyanné a indiqué au contraire qu’il comptait les transformer pour y proposer des prises électriques, du gaz et de l’hydrogène, au côté des pompes à carburant traditionnelles, appelé au rétablissement d’une taxe flottante comme la TIPP pour limiter l’impact pour le consommateur de la remontée des cours.

De l’avis du PDG de Total, « dès que l’on touche au grenier du pétrole, les marchés s’affolent ». Il explique qu’« une économie mondiale au ralenti ne peut pas se permettre un prix du pétrole très élevé. Je ne pense d’ailleurs pas que ce soit l’ambition des pays producteurs de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Ils se satisferaient d’un prix du baril situé entre 60 et 70 dollars ».

Moctar FICOU / VivAfrik  

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