320 millions de personnes sans accès à l’eau potable en Afrique

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La Cop23 a été décevante et peu d’accords ont été signés à Bonn alors qu’il y a urgence. Parmi les urgences, l’accès à l’eau. Le continent africain dispose de plus de 5 000 milliards de mètres cubes d’eau dans ses nappes phréatiques, mais 320 millions d’habitants ne bénéficient toujours pas d’eau potable. L’eau, bien vital, sans aucun doute le plus précieux de notre planète. Et celui aussi qui engendre les plus criantes inégalités. Ainsi, pas moins de 663 millions de personnes n’ont pas d’accès à l’eau potable. Soit un Terrien sur 10. Le continent le moins bien loti reste l’Afrique, dont 320 millions d’habitants ne bénéficient pas d’eau potable. La problématique des eaux usées est elle aussi primordiale. Déjà, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, en mars dernier, l’Onu avait décidé de mettre en lumière « le thème des eaux usées et les moyens de les réduire et les réutiliser ». « 80 % des eaux usées provenant des lieux d’habitation, des villes, de l’industrie et de l’agriculture sont rejetées dans la nature, polluant l’environnement et appauvrissant les sols, rappelle l’Onu. Nous devons améliorer la collecte, le traitement et la réutilisation des eaux usées. Dans le même temps, nous devons réduire la quantité d’eaux usées que nous produisons afin de protéger l’environnement et nos ressources en eau ». Ce thème a été abordé lors de la Cop23, car sans cette ressource naturelle qu’est l’eau, maintenir une bonne hygiène de vie est impossible. Les tensions sociales grandissent et la santé des Africains empire dans ces zones géographiques où l’eau manque. Des zones souvent délaissées par les politiciens locaux. Selon une étude publiée par le Groupe Intergouvernemental des Experts du Climat (GIEC), 19 grandes zones dans le monde subiraient actuellement un stress hydrique anormalement élevé, dont beaucoup de pays africains comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, la Libye, l’Afrique du Sud ainsi que de nombreuses nations de l’Afrique de l’Ouest et de l’Est. « L’objectif de développement durable n°6, « Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau », a notamment pour cible de réduire de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et d’augmenter considérablement à l’échelle mondiale le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau », souligne ouest-france.fr.

L’industrie kényane adopte la technologie chinoise pour développer l’accès à l’eau potable

L’industrie kényane de l’embouteillage de l’eau prévoit d’adopter davantage de technologies chinoises pour améliorer l’accès à l’eau potable dans le pays, a déclaré jeudi un responsable kényan. Henry Kabogo, président de l’Association des embouteilleurs d’eau du Kenya (WBAK), a indiqué à Xinhua à Nairobi que l’accès à l’eau potable demeure un défi dans les zones urbaines comme dans les zones rurales. « L’industrie de l’embouteillage de l’eau préfère utiliser la technologie chinoise pour les entreprises artisanales qui offrent aux communautés locales des solutions abordables d’approvisionnement en eau potable », a expliqué M. Kabogo au cours de la réunion générale annuelle de la WBAK. Il a ajouté qu’avant l’arrivée de la technologie chinoise d’embouteillage de l’eau, l’eau en bouteille était réservée aux classes moyennes et aisées de la population. Le président de la WBAK a observé que la technologie chinoise avait radicalement transformé le paysage du secteur de l’eau potable, où environ 700 petites et moyennes entreprises contrôlent près de 70% des parts de marché. « Nos membres sont stratégiquement situés dans tout le pays, chacun travaillant au service d’une petite communauté », a-t-il ajouté. M. Kabogo a révélé que la majorité de l’eau utilisée par l’industrie de l’embouteillage est tirée de puits de forage ou d’eau du gouvernement local, qu’elle purifie ensuite et embouteille à l’aide de machines en provenance de Chine, lit-on à french.xinhuanet.com.

Intox sur des coupures d’eau, tentative de sabotage du réseau : À qui profite la crise de l’eau au Sénégal ?

Le Sénégal traverse une crise de l’eau et les menaces brandies par les syndicalistes de la SDE en direction de l’État se font de plus en plus pressantes. En effet, le syndicat autonome des travailleurs de la SDE reste intraitable sur sa participation au capital de la nouvelle société conduite par Suez. Ils réclament ni plus ni moins que 15% du capital contre une participation de 5% au capital de la SDE. Pour le moment, la part qui leur a été promise est passée de 5 à 10%. Et le ministre de l’eau et de l’assainissement Serigne Mbaye Thiam compte s’en arrêter là. Le syndicat des travailleurs jugeant avoir suffisamment attendu un retour favorable de l’État, envisage de faire évoluer les choses à sa manière. « Ils sont dans une logique de saboter le réseau de distribution d’eau » nous souffle-t-on. Selon notre interlocuteur toujours ils veulent saboter les réseaux et priver les populations d’eau afin de faire porter le chapeau à l’Etat. Pour preuve ajoutera-t-il, les informations qui ont longtemps fuité sur les réseaux sociaux le mardi 5 Novembre dernier, faisant état d’une coupure de l’approvisionnement de l’eau pendant trois jours. Mais aussi une « supposée » grève des travailleurs de l’eau qui risque d’impacter sur l’approvisionnement. Tout cela partant d’une logique de faire porter le chapeau à l’état, indique dakaractu.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

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