L’accès à l’eau potable, une arme redoutable de lutte contre Ebola en RDC

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L’objectif N°6 des Objectifs de développement durable (ODD) relatif à l’accès pour tous à une eau potable et à l’assainissement joue un rôle crucial dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Considérée comme la clé de la prévention du virus à l’occasion du lancement de la nouvelle campagne de vaccination dans l’est de la RDC, l’accès à l’eau potable est susceptible de diminuer les causes de l’épidémie. Parmi les causes qui hantent encore le pays, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) retient, d’une part, l’insuffisance d’hygiène et le déficit d’accès à l’eau potable. D’autre part, la situation sécuritaire reste extrêmement tendue.

L’accès à l’eau potable peut donc apporter des solutions à ce fléau dans un pays où l’état de santé est favorable pour le bien être stable d’une population en détresse. Cet accès est essentiel pour cette nouvelle campagne de vaccination qui vient d’être lancée dans l’est de la RDC. C’est ce qui fait dire l’ONG Solidarités International que « l’eau, l’hygiène et l’assainissement sont au cœur de la lutte contre Ebola ».

L’ONG qui indique que le combat contre l’épidémie « ne se limite pas uniquement à une réponse médicale » souligne que le virus Ebola est facilement détruit par une désinfection au savon. Dans la région, Solidarités International veille à ce que les familles aient suffisamment d’eau pour pouvoir se laver les mains et nettoyer leur domicile, qu’elles n’aient jamais à faire un choix entre les usages de l’eau – boisson, cuisine, hygiène corporelle ou de la maison. « Au-delà de l’approvisionnement en eau, la création et la réhabilitation des systèmes d’assainissement tels que les latrines ou les fosses à déchets contribuent également à réduire le risque de propagation des virus et bactéries présents », a précisé l’ONG.

Qui rappelle que l’accès à de l’eau potable chlorée est « un élément central et indispensable dans la lutte contre la maladie ». L’ONG va ainsi travailler en amont des alertes Ebola sur la distribution d’eau. Consommée, une eau potable permettra également de lutter contre d’autres maladies. 88% des cas de diarrhée sont attribuables à une eau non-potable, un assainissement ou une hygiène non adéquate.

Signalons enfin qu’Ebola a engendré à ce jour un bilan de 2191 morts depuis la déclaration du virus le 1er août 2019 en République démocratique du Congo. Mais la baisse des cas n’enlève en rien l’inquiétude de l’OMS vis à vis de cette épidémie. L’Organisation mondiale de la santé a également fait état de son indignation suite l’assassinat d’un agent de santé à Lwemba en Ituri.

Sous un autre registre, le John Johnson, responsable de la vaccination pour MSF a vivement déploré le non-respect des mesures sanitaire et humanitaire. « Depuis le début de l’intervention, les acteurs humanitaires ont montré peu de sensibilité aux préoccupations de la population, à ses pratiques en matière de soins et de rites funéraires », a-t-il déploré.                        

Aïssata NDIADE / VivAfrik

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