Côte d’Ivoire : Moussa Dosso entre visite sur des fermes et le site du SARA 2019

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Le ministre des ressources animales et halieutiques, Moussa Dosso, a visité plusieurs fermes à Bingerville, près d’Abidjan et le site qui va accueillir le Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales (SARA) 2019. Une présence sur le terrain ce lundi 18 novembre pour s’imprégner des conditions de travail des producteurs, mais surtout participer aux derniers réglages pour la bonne tenue du plus grand salon dédié à l’agriculture en Afrique de l’ouest. Cette visite, débutée aux environs de 8 heures à la ferme laitière « Nouvelle Normandia » spécialisée dans l’élevage de bovins de race et la production de produits laitiers, a permis à Dosso Moussa de voir et toucher ces animaux obtenus par insémination artificielle. Cette exploitation qui produit quotidiennement près de 800 litres de lait par jour, appartient à Yacé Charles Emmanuel, engagé dans cette activité depuis plusieurs années. Le Ministre a dit sa fierté de voir des installations modernes et une expertise locale sur laquelle il faudra capitaliser pour le secteur des ressources animales. La visite s’est poursuivie au Centre de Formation du Projet d’Appui au Développement de l’Elevage en Côte d’Ivoire (PADECI). Destiné à la formation des éleveurs de bovins avec une spécialité dans l’insémination artificielle et la promotion de l’élevage, ce centre est aujourd’hui démuni avec juste 9 bêtes. Autrefois mieux équipé et à la pointe de la technologie, il produisait du lait destiné à la vente sur le marché local. Les responsables du centre ont expliqué la politique de financement des projets des jeunes intéressés par l’élevage. « Il est important d’être clair et précis avec les jeunes, lorsqu’on leur propose un projet. Leur maturité fait qu’il n’acceptent pas qu’on leur dise des choses, ou qu’on leur fasse des promesses sans les tenir », a tenu à faire savoir Dosso Moussa aux responsables du PADECI, renseigne rti.ci.

Dosso Moussa réaffirme la vision du gouvernement en matière de production animale et halieutique

Le ministre a ensuite rendu visite à Oulaï Serge, un jeune éleveur de volailles à Bingerville. Avec 800 pondeuses, il produit 17 plateaux d’œuf par jour. Une production qui lui permet de dégager un bénéfice net de 4000 F CFA par jour. C’est un prêt de 2 millions de F CFA et une bonne connaissance de l’activité qui lui permettent aujourd’hui de développer cette activité. Un montant qu’il promet rembourser dans les trois prochains mois. Dosso Moussa a achevé cette visite de terrain par le site du SARA 2019, situé sur la voie menant à l’aéroport Félix Houphouët Boigny à Port-Bouet. Le Ministre des ressources animales et halieutiques est allé s’enquérir de l’état d’avancement des travaux avant l’ouverture du salon prévu pour se tenir du 22 novembre au 1er décembre 2019. Une visite guidée avec la commissaire générale du SARA, Condé Touré Djénébou, a permis de s’assurer des dispositions prises pour la réussite de cet événement international. Dosso Moussa a tenu avant tout a réaffirmé la vision du gouvernement en matière de production animale et halieutique, celle de réduire considérablement les exportations du pays en matière de viande et de poisson. « Ce Salon devrait permettre à la Côte d’Ivoire d’acquérir le savoir-faire de certains pays en matière d’élevage », a révélé Dosso Moussa. Il a cité en exemple Yacé Charles Emmanuel, une personne ressource et un modèle pour les jeunes sur lequel il compte s’appuyer, conclut le média ivoirien.

Les agences de l’ONU appellent à une utilisation prudente des antimicrobiens en Afrique

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a promis lundi 18 novembre 2019 à Nairobi, la capitale du Kenya, d’apporter son soutien pour développer une utilisation prudente d’antimicrobiens dans les systèmes agricoles en Afrique.Scott Newman, haut responsable pour la santé animale et la production d’élevage au sein du Bureau régional de la FAO pour l’Afrique, a déclaré que ce soutien visait à aider à réduire la résistance aux antimicrobiens dans les systèmes agricoles et l’environnement. « L’abus de ces médicaments, associé à l’émergence et à la propagation de microorganismes résistants aux antimicrobiens, génère un grand risque pour tout le monde et constitue une menace pour la santé publique, la production alimentaire durable et potentiellement pour la biodiversité et les systèmes écologiques », a déclaré M. Newman.L’ampleur et la complexité de la résistance aux antimicrobiens et de la pollution aux antimicrobiens réclament une approche coordonnée et intégrée pour éliminer ce problème, a-t-il indiqué.M. Newman a appelé à adopter une approche multisectorielle incluant les secteurs de la santé publique et de la santé animale, de la production agricole, de l’environnement et des écosystèmes pour contenir la résistance antimicrobienne.Il a appelé les pays d’Afrique à renforcer la sensibilisation sur la question des antimicrobiens, à développer les capacités de surveillance et de supervision, à renforcer la gouvernance et à favoriser les bonnes pratiques dans les systèmes alimentaires et agricoles, y compris par une utilisation prudente des antimicrobiens.En raison des dangers que représentent les antimicrobiens, la FAO, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ont développé un plan de travail tripartite sur les antimicrobiens ciblant dix pays dont le Kenya, le Burkina Faso, le Sénégal et le Zimbabwe afin de soutenir le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens, lit-on dans les colonnes de french.xinhuanet.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

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