La forêt Amazonienne entre feux de brousse et déforestation

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L’année 2019 semble battre le triste record en termes de déforestation dans la forêt Amazonienne. Causée par les flammes des agriculteurs et les éleveurs locaux qui, pour fertiliser leurs terres, coupent les arbres puis les brûlent, la déforestation notée au mois d’août a suscité, dans cette zone, un vif émoi si l’on en croit aux images qui ont fait le tour du monde. Une situation qui oblige cette étendue végétale à souffrir des incendies qui continuent de ravager le poumon vert de la planète. Cette déforestation a entrainé également une recrudescence des foyers d’incendie.                 

Une technique de fertilisation des terres qui a de graves conséquences pour la forêt et qui est pratiquée tant sur l’Amazonie que sur d’autres zones en Afrique subsaharienne comme l’Angola, la Tanzanie ou alors le Congo particulièrement touché aussi par les incendies, selon la National aeronautics and space administration (NASA). Si les feux sont généralement maîtrisés par les agriculteurs, il arrive que certains « deviennent incontrôlables lorsque les vents ou les tempêtes déplacent le feu hors de la zone à défricher » expliquait l’agence spatiale dans un communiqué en juin 2019.

Aussi spectaculaires soient-ils, ces feux d’un peu partout sont à eux seuls responsables de 25 à 35% des émissions annuelles totales de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, a noté l’agence spatiale européenne.

Une situation pas si surprenante selon Jérôme Chave, chercheur au CNRS. « C’est encore la saison sèche, les feux vont donc se poursuivre jusqu’à la fin du mois de novembre », a-t-il réagi face à cette situation alarmante. Ce spécialiste des forêts tropicales estime cependant que ce critère – le nombre de feux actifs – n’est pas forcément le plus pertinent pour rendre compte de l’ampleur des dégâts de cet été au Brésil : « Ce genre de carte mesure simplement les points chauds, pas l’impact des feux. Par ailleurs, certains écosystèmes, notamment en Amérique du Sud, sont habitués à brûler tous les ans ».

Rappelons que la multiplication de ces feux de forêt au mois d’août dernier a suscité une vague de critiques et la tendance est plus alarmante quand on se penche sur les surfaces incendiées. Cette hausse n’est pas exceptionnellement supérieure aux autres années précédentes.                          

Loin de minimiser les feux de cet été, il est recommandé plutôt de s’intéresser à la surface déforestée. « Entre juillet et septembre, la superficie de zone déforestée a été multipliée par deux par rapports aux années précédentes », a-t-on rappelé.

Un constat qui s’appuie sur les données de l’Institut National de Recherche Spatiale du Brésil (INPE). Ces chiffres récents doivent cependant être remis en perspective sur une période plus longue. 

Aïssata NDIADE / VivAfrik (Stagiaire)

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