Le Sénégal mise sur le PARIIS pour asseoir une agriculture « porteuse d’un développement durable »

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Le Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (PARIIS) vise à améliorer les capacités de planification, d’investissement et de gestion des parties prenantes et accroître les superficies aménagées pour la performance des systèmes irrigués. C’est du moins ce qu’a affirmé Aly Sène Niang, coordonnateur du PARIIS lors du Comité régional de développement (CRD) organisé le 26 novembre 2019 à Diourbel. La rencontre avait pour dessein de sensibiliser les populations dans la perspective du lancement du Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel dans cette région avec pour slogan  « Ensemble pour une agriculture irriguée, résiliente et porteuse d’un développement durable ». 

Selon un document transmis à la presse et consulté par VivAfrik, à terme, « le projet va améliorer la mobilisation des eaux pluviales et des eaux de crue à des fins agricoles dans les zones de bas-fonds et submersion contrôlée pour le riz flottant et les cultures de décrue ». A cela, s’ajoute, s’ajoute la mise en place des aménagements hydro agricoles de petite et moyenne tailles gérés par les communautés villageoises (PIV) pour les besoins alimentaires des ménages et les marchés locaux. Le projet vise également à créer de grands aménagements hydro agricoles avec une bonne maîtrise de l’eau avec le soutien des bailleurs tels que l’Etat du Sénégal 7%, l’Association internationale de développement (IDA) 89%, la Banque mondiale et les bénéficiaires 4% pour une durée de 6 ans (début : 24 juillet 2018, clôture : 31 mars 2024).

Notre source précise que les régions d’intervention du projet sont entre autre Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kolda, Matam, Saint Louis, Sédhiou, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor. Le PARIIS interviendra principalement dans les zones de ZIP A (vallée du fleuve Sénégal), ZIP B (région naturelle de la Casamance) et ZIP C (bassin arachidier).

Le projet regorge plusieurs composantes. Parmi elles, la composante A qui concerne la « Modernisation du cadre institutionnel ». Celle-ci entend renforcer les capacités institutionnelles de planification et de gestion des investissements par les parties prenantes. Quant à la composante B, elle est liée au « Financement de solutions d’investissement dans l’irrigation ». Sa mission est d’augmenter les superficies irriguées grâce aux investissements dans la réhabilitation des périmètres irrigués dégradés et le développement de nouveaux aménagements, renforcer les services liés aux chaines de valeur de l’agriculture irriguée ainsi que les mécanismes de financement appropriés d’un paquet de projet bancables. Enfin, la composante C s’articule autour de la « Gestion des connaissances et coordination ». Elle projette capitaliser les connaissances et renforcer les systèmes de suivi évaluation des activités liées aux programmes d’investissement dans l’irrigué.

La mise place effective du PARIIS va contribuer à la recherche d’un équilibre plus adéquat des interventions publiques à travers 5 types de systèmes d’irrigation. Il s’agit notamment de l’adoption de système de production irriguée orientée vers la sécurité alimentaire, la création des revenus et le marché ; l’amélioration de l’engagement des parties prenantes locales dans le processus de planification et de mise en œuvre et enfin la mise à l’échelle de solutions d’irrigation déjà conçues et appliquées aux niveaux national et régional.

Moctar FICOU / VivAfrik

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