L’Europe sera-t-elle capable de respecter le rendez-vous de l’urgence climatique ?

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Le Parlement européen a posé un acte fort dans la lutte contre le changement climatique. Il s’est engagé la semaine dernière à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré d’ici à la fin du siècle. Alors que se déroule à Madrid la conférence de l’ONU sur le climat, la COP25, cette démarche avant tout symbolique et non contraignante suscite des interrogations. Pour qu’une bonne copie soit rendue, il va falloir faire mieux et plus vite.

Mais tout le monde ne suit pas. Notamment dans les pays de l’est de l’Europe. La Pologne, très dépendante du charbon qui produit 80% de son électricité, n’a pas opéré le tournant attendu. C’est pourtant au cœur du bassin houiller, à Katowice, que s’était tenue la précédente conférence COP24. Aujourd’hui malgré les promesses, de nouveaux projets de mine sont même à l’étude dans la région de Silésie, dans le sud-ouest du pays. Les habitants essaient de résister à la mesure de leurs moyens, a analysé Frédérique Lebel de rfi.fr.

Et en Croatie par exemple, dans les Balkans, on veut faire vite, trop vite même. Les petites centrales d’énergie propre ont poussé comme des champignons ces dernières années. On en compte 1 500 dans le pays. Pourquoi ? Parce que cela rapporte beaucoup grâce aux politiques publiques de soutien. D’où de graves dérives.  

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a fait de grandes promesses. Et pour cause, son pays est le premier pollueur européen. Mais, il ne suffit pas de s’engager, encore faut-il tenir ses objectifs. Et là, on est encore loin du compte. Berlin s’était fixé une réduction de ses émissions de CO2 de 40% en 2020, mais la baisse n’est que de 32% aujourd’hui. C’est pourtant réalisable, le canton de Barnim au nord de Berlin l’a atteint dès 2011, grâce à une politique verte exemplaire.

Moctar FICOU / VivAfrik

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