Les syndicats et la protection de l’environnement : le pouvoir du collectif

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Si longtemps le lien entre action syndicale et protection de l’environnement n’est pas apparu avec évidence, tel n’est plus le cas aujourd’hui. L’action syndicale peut en particulier se déployer via trois axes. À l’heure où la protection de l’environnement constitue un enjeu majeur et capital, il est intéressant de revenir sur le rôle que peuvent avoir les organisations syndicales à cette fin. En effet, l’action syndicale offre incontestablement la possibilité de « prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement » de manière collective dans l’entreprise, ce qui s’impose pour être à la hauteur des enjeux en présence. Et, si longtemps le lien entre action syndicale et protection de l’environnement n’est pas apparu avec évidence, tel n’est plus le cas aujourd’hui. Alors que certaines sociétés industrielles persistent à faire du chantage à l’emploi devant l’administration (préfet, Dreal1) comme devant les juges, pour essayer de « justifier » la poursuite d’activités portant atteinte à l’environnement, des organisations syndicales – en lien avec des associations de protection de l’environnement – tentent quant à elles de porter un message commun de justice sociale et environnementale. Sans prétendre à l’exhaustivité, l’action syndicale en vue de la protection de l’environnement peut se déployer via la négociation collective, les actions en justice, voire les mouvements de grève, renseigne wk-rh.fr.

La négociation collective : réalité ou utopie ?

Dans son acception originelle, l’accord collectif a pour objet d’organiser et de réguler les relations de travail – entre employeur et salariés – mais aussi d’adapter les règles générales aux spécificités de l’entreprise (activités, contexte etc.). Partant de ce postulat, la négociation collective n’apparaît pas comme un vecteur évident de création de normes environnementales dans l’entreprise. Pourtant, la création de règles environnementales à travers la négociation collective est non seulement possible mais participe également à notre sens d’une évolution nécessaire du rôle des organisations syndicales comme de la responsabilité des entreprises. Certaines sociétés ont d’ailleurs conclu avec des organisations syndicales des accords collectifs dans lesquels elles s’engagent à respecter des principes de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et de développement durable. C’est notamment le cas des sociétés GDF, Rhodia, Lafarge, Safran, Valeo, Solvay, Pernod Ricard, Total, EDF, Casino. La conclusion de tels accords collectifs est notable dans la mesure où la RSE ne se traduit le plus souvent que par une « Charte » ou un « Code de conduite », constituant une simple décision unilatérale de l’employeur, qui : d’une part, ne permet pas d’intégrer les syndicats dans le processus de décision de la direction sur ces sujets ; et d’autre part, est moins contraignante et plus aisée à dénoncer qu’un accord collectif. Il est également intéressant de constater que ces accords ont le plus souvent été conclus au niveau européen ou transnational. Sachant l’extrême difficulté qui existe aujourd’hui à contraindre les différents pays du monde à respecter des normes environnementales, nous ne pouvons que nous réjouir de l’utilisation, aussi modeste soit-elle, de cet outil juridique transnational, qu’est l’accord collectif européen ou mondial, apte à créer un socle de règles sociales et environnementales communes à tous les sites d’une entreprise présente dans différents pays. Pour la plupart, ces accords rendent obligatoire le respect a minima de la norme ISO 14001 relative au « management environnemental ». Cette norme vise à donner des outils pratiques aux entreprises qui souhaitent maîtriser leurs risques de pollution et améliorer leurs performances environnementales (exemples : réduction des déchets, réduction des émissions de gaz à effet de serre, réduction des pollutions, etc.), ajoute wk-rh.fr.

RDC : l’UE réaffirme son engagement pour la protection de la nature avec 115 millions € investis entre 2014 et 2020

La RDC peut continuer à compter sur l’Union européenne (UE) dans le cadre de la protection de sa biodiversité. L’UE a d’ailleurs déjà mobilisé 115 millions € pour la conservation de la nature dans le pays, et ce, dans le cadre de son 11e Fonds européen de développement qui s’achève en 2020. L’objectif de ce programme est de promouvoir le développement économique, culturel et social de plusieurs régions, dont l’Afrique afin d’y renforcer la paix, la sécurité et un environnement politique stable. Malgré les difficultés relatives entre autres à la présence des groupes armés, au trafic des ressources naturelles, à l’avancée des terres agricoles et au braconnage, l’organisation soutiendra le pays, a-t-elle affirmé par l’intermédiaire d’Arnold Jacques de Dixmude, le chef de la section environnement de l’Union européenne. « Ce que nous attendons du gouvernement congolais, c’est qu’il continue de mettre la biodiversité à un certain niveau d’importance dans ses priorités politiques et la mentionne comme priorité pour laquelle l’Union européenne serait invitée à fournir son appui », a affirmé le responsable, lit-on à agenceecofin.com.

Moctar FICOU / VivAfrik           

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