Production de la farine de poisson : la réplique de Greenpeace au ministre Sénégalais de la Pêche

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Greenpeace Afrique a réagi suite aux déclarations du ministre Sénégalais de la Pêche et de l’Economie Maritime, Alioune Ndoye de voir la possibilité de geler ou de mieux réguler les autorisations des usines de farine et d’huile de poisson. Selon leur communiqué, « il est indispensable de geler tout ce qui touche à l’industrie de la farine et de l’huile de poisson du fait de son impact négatif sur la sécurité alimentaire des populations, sur l’environnement et sur l’emploi de milliers de femmes. Ce gel ne devrait avoir pour seules exceptions que les usines utilisant les déchets issus de la transformation industrielle et artisanale et dont les capacités seraient ajustées au tonnage des résidus non aptes à la consommation humaine ». « Aujourd’hui, au Sénégal, on ne peut penser avoir une durabilité des activités et de la ressource si le poisson est dilapidé et transformé en farine et huile de poisson destinées à nourrir des animaux et des poissons d’aquaculture dans des pays étrangers au détriment des populations locales », poursuit Greenpeace. Pour une capacité de production de 9 000 tonnes de farine, il faut environ 40 000 tonnes de matière première pour les usines, ce qui représente plus que le total des captures de poissons débarquées au quai de pêche de Kayar pour toutes les espèces confondues sur une année. En d’autres termes, 150 000 personnes seraient privées de protéine animale indispensable à leur survie pendant un an. Greenpeace Afrique pense que l’aquaculture qui ne représente que 0,2% de la production halieutique globale pourrait être une alternative à condition qu’elle soit paysanne, extensive et non tributaire de la farine de poisson. La priorité de l’heure est plutôt la gestion transparente et durable des ressources pour permettre aux pêcheurs de pouvoir vivre dignement de leur travail. L’accent devrait être donc mis dans la lutte contre la pêche Illicite Non déclarée Non réglementée (INN) qui inclut la fraude au tonnage des navires au Sénégal », lit-on à ndarinfo.com.      

La FAO et l’Académie chinoise des sciences des pêches renforcent leurs efforts pour contribuer à la durabilité des pêches et de l’aquaculture

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Académie chinoise des sciences des pêches (CAFS)  ont convenu aujourd’hui  de promouvoir la coopération et de renforcer les capacités et la durabilité des pêches et de l’aquaculture dans les pays en développement. Le partenariat viendra appuyer le transfert des technologies et le renforcement des capacités, par le biais de la Coopération Sud-Sud, et soutiendra les efforts conjoints visant à faciliter la durabilité de la gestion des pêches et de l’aquaculture à l’échelle mondiale, en particulier dans la région Asie-Pacifique. «En matière de pêche et d’aquaculture, la Chine est la première pratiquement à tous les niveaux», a déclaré M. Árni M. Mathiesen, Sous-Directeur général de la FAO chargé des pêches et de l’aquaculture, lors de la signature de l’Accord avec M. Wang XiaoHu, Président de la CAFS, au siège de la FAO à Rome. «Il est donc évident que la coopération avec la CAFS est un atout important pour la FAO», a souligné M. Mathiesen. Les pêches et l’aquaculture ont la capacité – quand elles sont soutenues et mises en œuvre de manière réglementée et respectueuse de l’environnement – de contribuer fortement à améliorer les vies et les moyens d’existence des communautés des pays en développement et à les aider à atteindre les Objectifs de développement durable des Nations Unies. L’accord de la FAO avec l’Académie chinoise, laquelle est affiliée au Ministère chinois de l’agriculture et des affaires rurales, est un instrument important qui va dans le sens de cet engagement, malgré la menace grandissante du changement climatique. Dans le cadre de cet accord, la FAO et la CAFS s’engagent à faciliter des séminaires et des ateliers conjoints, ainsi que l’échange d’informations et le transfert de technologies. Les partenaires fourniront leur appui aux initiatives pour la promotion de l’adaptation aux effets du changement climatique et de leur atténuation, et ils aideront à la construction de la résilience des pêcheurs et autres travailleurs du secteur, tout en renforçant leurs efforts pour améliorer la réglementation et la sécurité des produits de la pêche destinés au commerce régional et mondial, a indiqué fao.org.

Mauritanie-pêche : levée de l’embargo imposé à la GBM

Le ministère des pêches et de l’économie maritime a ordonné la levée de la mesure interdisant aux armateurs de traiter avec la « générale banque de Mauritanie (GBM) appartenant à l’homme d’affaires mauritanien Mohamed O. Bouamatou.Cette décision est contenue dans une lettre adressée par le ministère des pêches et de l’économie maritime adressée au directeur général de la société mauritanienne pour la commercialisation du poisson relative aux relations avec les institutions bancaires.Dans cette lettre le ministre des pêches révèle avoir été saisi, lors de sa dernière visite à Nouadhibou, par des demandes pressantes, orales et écrites, formulées par des acteurs du secteur de la pêche, relatives au grand préjudice qui leur est porté, par une instruction verbale et effective de la SMCP interdisant toute transaction avec la GBM.Pour le ministre il n’existe absolument aucune raison de ne pas respecter la volonté des opérateurs travaillant dans le secteur de la pêche de choisir la banque avec laquelle ils veulent travailler pourvu qu’elles répondant aux exigences fixées.Enfin le ministre, dans sa correspondance, a appelé la société à faciliter aux opérateurs travaillant avec elle à leur garantir leurs droits, sans aucune restriction, de choisir l’institution bancaire avec laquelle ils veulent travailler.Il y a quelques semaines, lors d’une rencontre avec le président Ghazouani, des hommes d’affaires ont demandé la levée de l’embargo imposée à la Générale Banque de Mauritanie.Cette mesure intervient après multiples demandes pour la nécessité d’annuler par le président Ghazouani les poursuites judiciaires à l’encontre de l’homme d’affaires mauritanien Mohamed O. Bouamatou, eu égard au nouveau climat d’apaisement politique que connait le pays.L’homme d’affaires mauritanien avait fait l’objet d’un mandat d’arrêt sous le régime du président O. Abdel Aziz considérée alors comme une conséquence d’un différend politique entre les deux hommes, apprend-on de saharamedias.net.

Moctar FICOU / VivAfrik                             

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