Déforestation : la Côte d’Ivoire présente la « carte de responsabilité du cacao »

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Les autorités Ivoiriennes ont présenté, mercredi 15 janvier 2020, à la maison de la Presse du Plateau à Abidjan la « carte de responsabilité du cacao » qui apporte plus de transparence et de traçabilité dans l’industrie du cacao dans le pays. Le nouveau document est considéré comme une arme efficace et très précise d’alerte de déforestation. Il a été fourni par l’ONG Mighty Earth, une carte interactive et une base de données intégrée couvrant près de 5 000 coopératives de cacao dans le plus grand pays producteur de cacao au monde.

Les ensembles de données inclues dans la carte de responsabilité du cacao qui n’ont jamais été rendus publics incluent, selon le site d’information africazine.com, les listes de coopératives certifiées par Rainforest Alliance / UTZ et Fairtrade International ainsi que des informations sur la chaîne d’approvisionnement qui suivent le chocolat Hershey’s et Cemoi jusqu’au niveau coopératif. Des informations sur les coopératives pour les géants du chocolat comme Lindt, Nestlé, Valhrona et d’autres sont également incluses.

« Pour la première fois, les entreprises et les organismes de certification ont mis à disposition leurs informations sur la chaîne d’approvisionnement, ce qui nous permet, et maintenant n’importe qui, n’importe où, de tracer le cacao mieux et plus rapidement », a déclaré Etelle Higonnet, directrice principale de la campagne Mighty Earth, qui dans la foulée a souligné que le cacao est responsable de 30% de déforestation.

Elle a fait savoir que dans une industrie qui lutte toujours contre les fléaux du travail des enfants et la déforestation, la transparence est une première étape vitale vers la responsabilisation et l’amélioration. La carte de responsabilité du cacao fait essentiellement ce que l’industrie et le gouvernement de Côte d’Ivoire ont promis de faire il y a deux ans : créer un mécanisme de surveillance conjoint pour le cacao.

En définitive, elle a félicité les entreprises qui ont collaboré avec l’Ong Mighty Earth pour la réussite de cette étude et remercie surtout le Ministère ivoirien de l’Agriculture et le Conseil café-cacao pour leur leadership courageux en fournissant des informations sur leurs milliers de coopératives.

Cependant, elle a souhaité que les gouvernements du Ghana, de l’Équateur et du Cameroun prennent des mesures similaires pour accroître la transparence. Selon elle, souligne africazine.com, « c’est dommage que le Ghana soit si loin derrière la Côte d’Ivoire ». 

Moctar FICOU / VivAfrik     

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