Transition écologique de l’aérien : pour une fiscalité incitative

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Il est désormais temps de penser le respect de l’environnement comme un levier de performance, et de basculer d’une fiscalité punitive à une logique de compétitivité écologique fondée sur l’incitation, écrit Dominique Thillaud. Créer une nouvelle taxe de rendement à vocation budgétaire, à l’instar de l’actuelle « écocontribution », n’est pas en soi contestable. Mais il est désormais temps de penser le respect de l’environnement comme un levier de performance, et de basculer d’une fiscalité punitive à une logique de compétitivité écologique, fondée sur l’incitation. Via une fiscalité incitative. Le transport aérien contribue au réchauffement climatique, en comptant pour 2 % des émissions de gaz à effet de serre, et doit donc accélérer son combat pour la préservation de l’environnement. Cela est si vrai que, depuis 1990, de nombreux efforts ont été menés. La baisse de 50 % de la consommation de carburant par passager est sans doute la plus emblématique, avec, aujourd’hui, des performances pour les avions les plus modernes autour de 2 litres de kérosène aux 100 km par passager. Une moyenne proche de celle des véhicules hybrides, que chacun salue par ailleurs. Dans le même temps, les aéroports, autres acteurs du secteur, mènent des efforts concrets et prennent des engagements. La neutralité carbone a déjà été atteinte par certains, notamment en France, et le plancher de zéro émission, sans recours à aucune compensation, est un objectif largement partagé par les gestionnaires aéroportuaires européens. Elle sera une réalité dès 2020 pour les plus vertueux, dès 2030 pour d’autres, à horizon 2050 pour les derniers. C’est demain. Ainsi, même dans un contexte de hausse constante du trafic aérien, toute la chaîne de valeur porte en elle des contributions fortes et historiques pour limiter, voire, baisser, les émissions de gaz à effet de serre du transport aérien. Comme tous les secteurs économiques, l’aérien est dans une logique de compétitivité. Lui imposer uniformément des taxes de rendement additionnelles, au nom de la préservation de l’environnement, peut s’avérer au final et paradoxalement un handicap plus qu’un levier d’amélioration de l’empreinte carbone du secteur aérien. En effet, logeant tout le monde à la même enseigne, une telle logique ne valorise pas les efforts de ceux qui sont déjà engagés dans une trajectoire bas carbone, renseigne lesechos.fr.

Afrique de l’Ouest: Les lions d’Afrique de l’ouest en danger critique d’extinction

L’Afrique de l’Ouest abrite des lions, mais l’espèce est menacée d’extinction. Un récent rapport de l’ONG Panthera a indiqué qu’il ne reste plus que 250 lions adultes en âge de se reproduire, ainsi que 150 lions plus jeunes en Afrique de l’Ouest. Quelque 90% des 400 bêtes ont été comptabilisées dans la réserve de W-Arly-Pendjari, à la frontière du Bénin, du Burkina Faso et du Niger. Les félins sont également présents au Sénégal et au Nigeria. A l’instar d’autres grands félins comme le guépard et le tigre en Asie, le lion voit sa population diminuer d’année en année. Pourtant, à l’origine, les lions d’Afrique de l’Ouest vivaient sur une aire de répartition bien plus grande englobant tout l’ouest du continent. Mais ils ont perdu 99 % de ce territoire. Selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), les lions ont complètement disparu de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, du Mali, de la Mauritanie et de la Sierra Leone et probablement aussi du Ghana et de la Guinée. L’UICN d’ajouter dans un récent rapport que la disparition des lions provient de plusieurs facteurs, majoritairement humains. Alors que les zones de chasse deviennent des terres de culture, les antilopes, les buffles et autres dont se nourrissent les lions, sont le plus souvent abattus par les chasseurs. Les lions sont aussi traqués par les fermiers qui protègent leur bétail. Les os de lion et certaines parties de son corps sont en effet utilisés lors de rituels ou dans la médecine traditionnelle africaine et asiatique. Au Nigeria par exemple, on se sert de la graisse, de la chair, des dents, de la peau, des yeux, des reins, du cœur et du foie de lion dans le cadre de la médecine traditionnelle. Le braconnage pour la viande de brousse, en revanche, figure en tête de liste des menaces qui pèsent sur le lion d’Afrique de l’ouest. Si à l’origine, la viande d’antilope, de buffles et gibiers était surtout consommée dans les milieux ruraux et défavorisés, elle est aujourd’hui considérée comme un mets de luxe dans des marchés comme l’Europe et l’Amérique du Nord. Résultat, les braconniers n’hésitent pas à traquer ces animaux, réduisant par la même occasion de façon drastique le garde-manger des prédateurs comme le lion, indique allafrica.com.

Pollution aux hydrocarbures sur la plage de Thiaroye (Sénégal) : prise de mesures pour atténuer la pollution et prévenir les risques

Dans une note rendue publique, suite à la découverte de produits hydrocarbures le 16 Janvier dernier dans la zone de Thiaroye sur mer, le Ministère de l’Environnement et du Développement durable a pris en relation avec diverses structures de l’Etat concernées, des mesures urgentes pour atténuer la pollution et prévenir les risques sur la population. Il s’agit du renforcement des mesures de sécurité pour le contrôle et la sécurisation de la plage par la Gendarmerie comme convenu lors de la visite de l’Autorité administrative ; la mise à disposition d’un personnel de sécurité compétent en matière de lutte contre un sinistre ; l’interdiction de l’accès de la zone de plage pour protéger les populations ; la mise en place d’un dispositif pour arrêter la pollution de la mer ; le suivi environnemental pour déterminer les impacts sur le milieu. Le Ministère de l’Environnement et du Développement durable a aussi appelé la population à la vigilance et au respect des mesures de sécurité éditées pour la circonstance, notamment l’arrêt systématique de la baignade aux alentours de la zone impactée. Le Ministère de l’Environnement et du Développement durable informe aussi qu’il a été procédé au balisage de l’espace contaminé et la coordination avec les autres acteurs concernés (les Autorités administratives et locales, la Haute Autorité pour la Sécurité maritime, la Sureté maritime et la Protection de l’Environnement marin (HASSMAR), et la Société Africaine de Raffinage). Après investigation, il a été constaté que la partie de la plage impactée couvre une superficie d’environ 150 mètres carrés à l’intérieur de laquelle une dizaine de points d’écoulement d’hydrocarbures a été notée. Les renseignements pris auprès de la SAR ont permis de définir la nature des polluants. Les investigations se poursuivent, concluent la note parcourue par dakaractu.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                     

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