La production électrique du Sénégal boostée de 15% grâce au Parc éolien de Taïba Ndiaye

0

La Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC) a vu sa capacité de production augmenter. En termes clairs, le parc éolien de Taiba Ndiaye qui a déjà commencé à produire de l’électricité, à pleine capacité, fournira 15 % d’énergie renouvelable supplémentaire au Sénégal.  

Le plus grand parc éolien d’Afrique de l’Ouest a été construit en seulement moins de deux ans. Les turbines alimentées par les vents de l’Atlantique, en revanche, fourniront de l’électricité à partir de sources renouvelables pendant au moins 20 ans.

Construit par Lekela, une société basée à Amsterdam, très active sur tout le continent africain, le parc éolien se compose de 46 turbines Vestas qui produiront 158,7 MW, ce qui entraînera une augmentation de 15 % de la capacité de production du Sénégal. Le projet fait partie du Plan Sénégal  Emergent. « Les premiers mégawatts d’énergie entrent aujourd’hui (Ndlr : le 23 janvier 2020) dans le réseau sénégalais, donnant au pays son premier goût d’énergie éolienne propre et renouvelable », a déclaré le directeur général de Lekela pour le Sénégal, Massaer Cissé.

Poursuivant son allocution, il ajoute : « c’est un moment passionnant qui nous rapproche de notre objectif ultime, à savoir fournir de l’énergie à des millions de Sénégalais. Énergie renouvelable pour le Sénégal, afin de se conformer à accord de Paris sur le climat »

Le mix énergétique du pays prévoit de réduire progressivement la production d’énergie à partir de combustibles fossiles de 87 % aujourd’hui à 8 % d’ici à 2030. Pour ce faire, le Sénégal viserait à porter la part des centrales à gaz à 993 MW, celle de l’hydroélectricité à 381 MW, et une autre de 365 MW en se concentrant sur le soleil et le vent (Ndlr : les centrales au fioul et au charbon resteront actives). Cela porte la part des énergies renouvelables à 30 %.

A en croire le responsable de Lekela, le projet, d’un coût d’environ 342 millions d’euros, vise à fournir de l’électricité à environ deux millions de personnes, apportant ainsi une nouvelle énergie au développement de la région.

Sous un autre registre, le représentant de Lekela a affirmé avoir initié des sessions de formation. « Nous avons déjà construit deux nouveaux marchés et avons récemment organisé un cours de formation en électricité de quatre mois pour douze jeunes adultes de la communauté », a-t-il dit renchérissant que le but est d’amélioration de la qualité de l’environnement, des affaires mais aussi de l’éducation.

En plus de créer de nouvelles opportunités d’emploi pendant la construction, l’entreprise semble avoir investi – avec le soutien de fonds américains – dans l’ouverture d’un programme d’activités visant à améliorer l’éducation, les affaires et l’environnement.  

Moctar FICOU / VivAfrik                         

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here