David T. Fisher mise sur l’entrepreneuriat et l’innovation

0

Les Etats-Unis d’Amérique misent sur un partenariat dans les secteurs de l’entrepreneuriat et l’innovation. En témoignent les propos tenus par David T. Fisher, ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, lors de sa première sortie officielle le 4 février 2020 à Casablanca à l’occasion de la rencontre tenue suite à la participation de 8 start-up marocaines au prestigieux Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas et au programme d’échange International Visitor Leadership Program (IVLP). «Encourager l’esprit d’entreprise est essentiel pour bâtir une économie forte que ce soit aux Etats-Unis ou au Maroc et c’est pour cette raison qu’il fait partie intégrante des activités de la mission diplomatique américaine ici au Maroc», explique-t-il ajoutant que la participation marocaine au CES est une parfaite illustration des relations économiques fortes entre les Etats-Unis et le Maroc. Il se dit prêt à travailler pour maintenir ce partenariat. Durant les 3 dernières années, la mission diplomatique américaine s’est associée au gouvernement marocain pour envoyer 25 start-up marocaines au Consumer Electronics Show qui se tient annuellement dans la ville de Las Vegas. Cette année les Etats-Unis ont également offert la possibilité aux jeunes entrepreneurs d’effectuer un voyage d’étude sur l’environnement des affaires aux Etats-Unis à travers l’IVLP. Dans leur périple, ils se sont arrêtés à Huntsville et à Los Angeles afin de rencontrer des chefs d’entreprises, des responsables politiques et des cadres de l’enseignement supérieur qui encouragent par leur travail l’innovation. Co-organisateur de ce projet, le Gimas s’est engagé à appuyer les jeunes entrepreneurs afin de voir naître des idées novatrices dans le secteur de l’industrie. «L’émergence des pays en développement ne peut passer que par l’intégration et l’innovation, de la recherche et la technologie dans ses systèmes éducatif et productif. Le monde d’aujourd’hui n’a plus de frontières, des start-up apportent la solution à de grands groupes industriels et deviennent un fort levier de compétitivité. Au Maroc, grâce aux acquis de la base aéronautique implantée depuis 20 ans, on peut tirer la recherche et la technologie, comme c’est le cas de ce secteur dans les pays occidentaux», souligne Maria Filali, directrice générale dans des propos relayés par aujourdhui.ma.

Économie numérique en Afrique : une dynamique croissante qui transforme le continent

Les chiffres sont de plus en plus impressionnants, tant l’innovation numérique offre à l’Afrique des possibilités sans précédent de développer son économie. Selon les dernières données de l’Union Internationale des Communications (UIT), plus de la moitié de la population mondiale utilise Internet. La croissance la plus forte a été signalée en Afrique, où le pourcentage d’utilisateurs est passé de 2,1% en 2005 à 24,4% en 2018. L’objectif le plus important est désormais de connecter numériquement citoyens, services publics et entreprises privées, surtout à travers une accélération de la connectivité à haut débit pour conforter cette économie numérique galopante. Quelques études ont démontré qu’il existe un certain nombre de secteurs dans lesquels le numérique peut avoir un impact substantiel et au sein desquels il serait judicieux de concentrer les efforts de façon prioritaire. Le McKinsey Global Institute a identifié six industries en Afrique – agriculture, éducation, services financiers, gouvernement, santé et commerce de détail – comme les mieux placées pour bénéficier rapidement des avantages qu’apporte le numérique. Cela en raison particulièrement de la taille de la population pouvant bénéficier d’innovations évolutives. Pour que ces industries puissent profiter pleinement des avantages d’Internet, elles dépendent du haut débit, de la pénétration croissante des appareils et, dans certains cas, de la possibilité de s’acquitter de leurs tâches en ligne. Les plates-formes Internet sont un élément clé du développement d’une économie Internet, pour les industries existantes et les nouveaux acteurs. Ces plates-formes peuvent être des entreprises à part entière, mais leur rôle est de permettre l’émergence de nouveaux services et applications. Longtemps difficile à quantifier, l’économie numérique en Afrique affiche une valeur de plus en plus ajoutée et l’identification des pôles de croissance est de plus en plus évidente. Parallèlement à la téléphonie mobile à haut débit, d’importantes plates-formes innovantes permettent l’éclosion et le développement de nouveaux services et applications, lit-on à afriqueexpansionmag.com.

Les pays africains ont désormais l’occasion de profiter de la révolution numérique

Dans son rapport « Africa’s Pulse », publié au mois d’avril 2019, la Banque mondiale estimait à juste titre que les pays africains ont désormais l’occasion de profiter de la révolution numérique pour encourager la croissance et l’innovation, afin d’éradiquer l’extrême pauvreté et pour promouvoir la prospérité partagée. Cependant, les économies courent des risques d’isolement et de stagnation si la fracture numérique n’est pas abordée de façon adéquate. L’Afrique doit donc entreprendre des réformes et promouvoir des investissements dans l’économie du numérique pour accélérer la croissance, et si possible, brûler les étapes du modèle traditionnel de croissance, en mettant en place les infrastructures, les systèmes et les compétences de base nécessaires. En gros, il est question d’effectuer une transition vers une économie du numérique qui fournit une plateforme susceptible d’encourager la productivité agricole et de moderniser l’économie rurale, et qui sert d’outils pour accélérer le processus de transformation structurelle de l’agriculture vers l’industrie renforcée par le numérique ou des services fondés sur les technologies d’information et de communication (TIC). Les résultats obtenus à partir des observations et des analyses de la Banque mondiale indiquent que la mise en place de la connectivité numérique en Afrique fournit des plateformes aux entrepreneurs et consommateurs afin qu’ils puissent participer à l’économie. Dans le rapport Africa’s Pulse toujours, on indique que les résultats concluants du Ghana, du Kenya, du Nigéria, du Rwanda, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie, de l’Ouganda, et de la Zambie démontrent que plus de 300 plateformes numériques multifaces, (c’est-à-dire mettant en relation les fournisseurs et les consommateurs de biens et/ou services) fonctionnent dans les transports, les achats en ligne, le partage de biens et les services professionnels, conclut afriqueexpansionmag.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here