Union Africaine – Madagascar champion dans la lutte contre la malnutrition

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Les efforts de l’État dans la lutte contre la malnutrition sont félicités par la Banque Africaine pour le Développement (BAD). « Madagascar est cham­pion dans la lutte contre la malnu­trition », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la BAD. C’était à Addis Abeba, samedi, lors d’une rencontre centrée sur la lutte contre la malnutrition, organisée par la BAD, dans le cadre du 33e sommet de l’Union Africaine qui se tient dans cette capitale de l’Éthiopie, hier et ce jour. Pendant cette rencontre, Andry Rajoelina, le chef d’État, a soutenu les programmes de l’État dans l’amélioration de la qualité des aliments, dans l’adduction d’eau potable et les projets pour la production d’alimentations. Les multiples interventions de l’État dans le Sud, soutenues par les partenaires techniques et financiers comme le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), le Programme alimentaire mondial (PAM), entre au­tres, ont permis au pays de briller parmi les milles. Dans le deep South où l’insécurité alimentaire sévit face aux changements climatiques et au manque de précipitation, des centaines de milliers d’enfants bénéficient de repas chaud, chaque jour d’école. C’est grâce au programme « cantines scolaires », du ministère de l’Édu­cation nationale, de l’ensei- gnement technique et de la formation professionnelle, et financé par le PAM. Les suivis pondéraux des jeunes enfants se poursuivent. Les victimes de malnu­trition chronique, aiguë ou sévère, bénéficient de complément d’aliment nutritionnel. Malgré ces activités multisectorielles, les habitants du Sud continuent à se battre pour manger à leur faim, pour l’accès à l’eau, potable ou non. Il reste encore du long chemin à parcourir pour éradiquer cette malnutrition, lit-on dans les colonnes de msn.com. 

Famine en Afrique australe : une crise discrète au sommet de l’UA

Le constat du Programme alimentaire mondiale (PAM) est sans appel : en 2020, près de 45 millions de personnes sont menacées par la famine en Afrique australe. Au moment où les chefs d’État du continent sont réunis au sommet de l’Union africaine, en Éthiopie, c’est une urgence qui devrait interpeller. « La situation est extrêmement grave. » La chercheuse à l’Institute for Security Studies (ISS), Liesl Louw-Vandran, ne mâche pas ses mots pour décrire la situation qui prévaut actuellement en Afrique australe. Quasiment tous les pays de la région sont touchés, même si pour certains la situation est encore plus urgente. Selon les chiffres dévoilés par le PAM, le 16 janvier dernier, 45 millions de personnes sont menacées par la famine. Une « crise de la faim » qui atteint des proportions encore jamais vues. Au Zimbabwe, c’est une personne sur deux qui est considérée comme en situation de grave insécurité alimentaire. Les signaux d’alarme sont tirés, les constats sont posés, pourtant la crise humanitaire en Afrique australe est loin d’occuper le haut de l’affiche du 33e sommet de l’Union africaine. Ce week-end, le continent réunit ses chefs d’État et de gouvernement pour sa traditionnelle assemblée annuelle. Et sur les 46 rendez-vous officiels annoncés à l’agenda, aucun ne concerne la crise humanitaire en Afrique australe. Avec « Faire taire les armes », la thématique mise en avant pour ce rendez-vous, les conflits auront donc le devant de la scène, notamment la crise en Libye, renseigne aconakrylive.com.

« Racine des conflits sur le continent »

Pourtant, pour Lesl Louw-Vaudran, ces crimes humanitaires ont forcément un impact direct sur les conflits : « Tous les chefs d’État sont conscients que ces situations humanitaires sont l’une des racines des conflits sur le continent et une des causes profondes de la pauvreté. Cela mène les gens à rejoindre les groupes armés. » Pointé du doigt comme raison principale de cette crise : le changement climatique. Celui-ci est particulièrement notable en Afrique australe. Selon le PAM, les températures augmentent dans la région à un rythme deux fois plus élevé que celui observé sur le reste de la planète. « La saison de cyclones a débuté, on ne peut pas se permettre la répétition des dégâts de l’an dernier », alerte Lola Castro, la responsable du PAM, faisant référence notamment au cyclone Idai qui, en mars 2019, a fait de nombreuses victimes au Mozambique, au Zimbabwe et au Malawi. « On ne peut pas parler de sécurité alimentaire en Afrique sans parler du changement climatique, estime en effet Palamagamba John Kabudi, le chef de la diplomatie tanzanienne, pays membre de la SADC, l’organisation régionale d’Afrique australe. C’est le moment crucial de réaliser que le changement climatique est un énorme problème. Ce n’est plus possible de le nier. Cela affecte l’Afrique. Pendant que nous parlons là, il y a des inondations, des cyclones, la sécheresse. Nous devons adopter des mesures pour limiter ce changement climatique pour pouvoir assurer la sécurité alimentaire de l’Afrique. Parce qu’il n’y aura pas assez de nourriture pour nourrir toutes nos populations », ajoute le média guinéen.

Moctar FICOU / VivAfrik

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