Mike Pompeo estime que l’expropriation foncière sans compensation serait désastreuse pour l’économie sud-africaine

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Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo a affirmé, jeudi 20 février 2020, durant la dernière étape de sa tournée africaine à Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, qu’en Afrique du Sud, l’expropriation foncière sans compensation envisagée par le gouvernement serait catastrophique pour l’économie et plus encore pour le peuple sud-africain.

A cet effet, le dirigeant met en lumière l’échec de la planification centralisée du foncier entreprise dans des pays comme le Zimbabwe, la Tanzanie et l’Éthiopie. « Les économies africaines ont besoin d’un État de droit, de respecter les droits de propriété, d’une législation qui encourage l’investissement pour une croissance économique durable et inclusive ».

Pour leur part, les observateurs, craignent que cette nouvelle intervention de l’administration Trump dans le processus de réforme foncière en Afrique du Sud jette un peu plus le froid sur les relations entre les deux partenaires commerciaux. Déjà en août 2018, un tweet du président américain Donald Trump sur cette question hautement sensible avait déclenché un tollé dans la nation arc-en-ciel.

Celui-ci déclarait alors sur le réseau social avoir demandé à son secrétaire général de se pencher sur « les saisies de terres et de fermes, les expropriations et les meurtres de fermiers à grande échelle en Afrique du Sud ».

« L’Afrique du Sud rejette totalement cette vision étroite qui ne vise qu’à diviser la nation et à nous rappeler notre passé colonial », lui avait alors sèchement répondu le porte-parole du gouvernement sud-africain.

Pour rappel, le président Cyril Ramaphosa envisage de finaliser en 2020 la réforme foncière afin de « réparer l’injustice historique et la spoliation de la majorité noire ». Plus de 25 ans après la fin de l’apartheid, la minorité blanche (8 % de la population) possède 72 % des terres agricoles contre seulement 4 % pour la population noire (80 % de l’effectif total).

Moctar FICOU / VivAfrik

1 COMMENTAIRE

  1. ‘Les économies africaines ont besoin d’un État de droit, de respecter les droits de propriété, d’une législation qui encourage l’investissement pour une croissance économique durable et inclusive »

    Monsieur Mike Pompeo a définitivement une conception catégorielle et circonstancielle de la liberté et de l’Etat de droit. Car, lorsqu’il nous explique aux cotés de la sanglante dictature dynastique vieille de presque soixante en Afrique de l’Ouest, je veux dire le Togo qu’il a invité, avoir discuté de la liberté religieuse, il semble concevoir la liberté relieuse indépendamment de la liberté qui au cœur de l’Etat de droit. Or, aucune âme sincère n’a besoin de toute une série d’épithètes pour comprendre la caractère absolument dictatorial du régime mortifère au Togo, mais lui semble ne pas y voir une absence d’Etat de droit puisqu’il est l’un de ceux qui soutiennent la sanglante dictature qui représente la mort et la souffrance, les privations et la misère à des générations de Togolais.
    C’est la moralité, l’éthique, la pitié, le sens des mesures, la retenue de soi, l’humilité, etc, c’est à dire ces vertus de médiété qui favorisent la concorde politique et l’harmonie social, gagent de la cohésion sociale qu’il nous faut en Afrique.

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