Une mission de haut niveau de la CEDEAO à la CSRP évalue le Programme PESCAO au Sénégal

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Une mission de « haut niveau » de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par son Commissaire de l’Agriculture, de l’Elevage et des Ressources en Eaux, Séckou Sangaré a effectué une visite au siège de la Commission sous-régionale des pêches (CSRP), à Dakar, la capitale sénégalaise vendredi 21 février 2020. La mission constituée de six hauts fonctionnaires de l’institution ouest-africaine, a affiché son engagement envers le Programme régional pour l’amélioration de la gouvernance régionale des pêches en Afrique de l’Ouest (PESCAO), entièrement financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de 15 millions d’euros.   

Les membres de la délégation de la CEDEAO ont « évaluer les progrès réalisés par la CSRP dans la mise en œuvre [de ses] activités ». Ils ont également fourni des orientations pour une meilleure collaboration entre la CSRP et la CEDEAO ».

Le Chef du département suivi, contrôle et de l’aménagement des pêches de la Commission sous-régionale des pêches, Babacar Ba a souligné d’emblée que le PESCAO qui est entièrement financé par l’Union européenne (UE) couvre les sept (7) Etats membres de la CSRP (Cap-Vert, la Gambie, la Guinée, la Guinée Bissao, la Mauritanie, le Sénégal et la Sierra Leone).

« Le Programme régional pour l’amélioration de la gouvernance régionale des pêches en Afrique de l’Ouest est doté d’un montant de 15 millions d’euros qui couvrent le projet dans sa globalité à travers trois composantes. La première concerne la gouvernance et l’harmonisation des politiques. Elle est gérée par la commission de la CEDEAO. La deuxième composant quant à elle, concerne la lutte contre la Pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), mise en œuvre par le comité des pêches du centre-ouest du Golfe de Guinée qui regroupe les pays allant du Liberia au Nigéria et la CCP avec l’assistance technique de l’Agence européenne de contrôle des pêches. Enfin, il y a la troisième composante qui concerne la gestion des petits pélagiques, c’est-à-dire, des stocks de poissons qui sont partagés et particulièrement destinés à la sécurité alimentaire de la zone ouest-africaine. Elle est mise en œuvre par la CEDAO mais également par deux Universités choisies par appel à candidature », a-t-il détaillé.

S’exprimant sur le but de cette visite à Dakar, le Commissaire de l’Agriculture, de l’Elevage et des Ressources en Eaux de la CEDEAO a de son côté laissé entendre que « le projet PESCAO a obtenu, dans la région Afrique de l’ouest des résultats intéressants. Ce projet régional a pour objectif principal de contribuer à l’amélioration de la gouvernance du secteur de la pêche en Afrique de l’ouest et surtout contribuer au renforcement de la sécurité maritime et à la lutte contre la pêche illicite dans les eaux exclusives de l’Afrique de l’ouest », a indiqué Séckou Sangaré.

Avec la Commission sous-régionale des pêches, la mission révèle avoir noté de grandes avancés qui existent au niveau des deux centres en terme de conception et de mise en place d’un cadre institutionnel et juridique dans lequel, les Etats membres coopèrent pour renforcer leur union dans le domaine de la surveillance des opérations conjointes mais aussi de la surveillance des zones économiques exclusives, particulièrement la CSRP qui est une très vieille expérience dans ce domaine.  

« Plusieurs opérations ont déjà eu lieu avec des résultats importants qui ont permis d’arraisonner beaucoup de navires qui ne respectent pas les règlementations en vigueur au niveau des pays. Tout ceci nous permet de conclure que le plan d’action qui est prévu cette année au niveau de ce centre permettra de renforcer le système de surveillance maritime des zones économiques exclusives en les dotant de systèmes modernes de surveillances et de détection », a poursuivi .M Sangaré.

De l’avis du Commissaire de l’Agriculture, de l’Elevage et des Ressources en Eaux de la CEDEAO, les experts travailleront ensemble pour assurer, au niveau des pays, la formation du personnel tels que les inspecteurs de pêche, les observateurs et du personnel judiciaire qui auront, par la suite, des statuts au niveau régional. Tout cet arsenal contribue à améliorer efficacement des opérations conjointes de surveillance et de lutter efficacement contre la pêche illicite et l’insécurité maritime.

Moctar FICOU / VivAfrik

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