L’eau potable de plus en plus rare dans le bloc ouest du canton kouranan

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Séguéla, Le bloc ouest du canton kouranan, composé de six villages, fait face à une pénurie d’eau potable qui contraint les populations à recourir aux puits qui, en cette saison sèche, ont presque tous tari. « Vraiment, on a problème de l’eau », a fait savoir le chef de village de Warma, Dosso Mazin, dimanche, à l’occasion d’une séance de sensibilisation sur la cohésion sociale organisée à Warma, village situé à 16 kilomètres de Séguéla, par l’ONG « Le partage », ajoutant que l’une des deux pompes à motricité humaine pour l’approvisionnement en eau est en panne. Le manque d’eau potable dans ce bloc ouest du canton kouranan s’est accentué avec l’augmentation subite de la population de ces six villages que sont Mouina, Gbofraka, Warma, Manguilo, Sotiéman et Dangbasso due au déguerpissement des infiltrés de la forêt classée située à proximité. « Il n’y a pas l’eau chez nous ici dèh. On se lève de quatre heures du matin jusqu’à 16 heures pour avoir un peu d’eau », a, pour sa part, déclaré dame Dosso Naminata, assise avec d’autres femmes aux abords d’un puits qui a tari, attendant qu’il y ait de l’eau pour se servir. Cette pénurie d’eau prendra surement fin avec la mise en service du château d’eau de Soba-Banadjé qui est déjà achevé et qui permettra de desservir 10 des 13 villages du canton kouranan, renseigne news.abidjan.net.

Zimbabwe : le projet d’eau et d’assainissement de Bulawayo sera achevé avant fin 2020

La Banque africaine de développement (BAD), qui finance le Projet d’amélioration des services d’eau et d’assainissement de Bulawayo (BWSSIP), indique que l’ensemble des travaux devraient être livrés avant la fin de l’année 2020. Une importante délégation de la Banque africaine de développement (BAD) vient d’effectuer une visite au Zimbabwe. L’occasion pour la banque panafricaine d’évaluer les projets qu’elle finance dans ce pays d’Afrique australe, notamment le Projet d’amélioration des services d’eau et d’assainissement de Bulawayo (BWSSIP). D’un coût évalué à 33 millions de dollars, il s’agit d’un important programme d’actions qui permettra la réhabilitation et la modernisation des installations de production et de traitement de l’eau, des réseaux de distribution d’eau et des égouts, ainsi que des installations de traitement et d’évacuation des eaux usées.

Selon la BAD, les travaux relatifs au BWSSIP seront livrés au cours du 3e trimestre de 2020. « Avant le projet, l’eau était distribuée sur la base de rations, ce qui obligeait les communautés pauvres de Cowdray Park, un quartier informel du district de Bulawayo, à marcher sur plus d’un kilomètre pour obtenir de l’eau », inique Simela Dube, l’un des responsables du projet. Sur le terrain, les travaux prévoient la réhabilitation de la station de pompage de la ville, des usines d’eau potable, ainsi que le remplacement de 133 km de conduite de distribution d’eau potable. Chez les ménages, le gouvernement procède à l’installation et au remplacement de 17 714 compteurs d’eau potable, particulièrement dans le quartier pauvre de Cowdray Park. Sur le plan de l’assainissement, les travaux se concentrent pour l’essentiel sur la partie sud de la ville de Bulawayo, notamment dans le quartier de Cowdray Park. Il s’agit concrètement de la réhabilitation de 14,5 km d’égouts dans le bassin versant de Cowdray Park, et de la réhabilitation d’une station d’épuration qui dessert la zone sud de la ville de Bulawayo. Au moins 44 toilettes publiques pour hommes, pour femmes et pour les personnes en situation de handicap seront également construites. La BAD a aussi prévu une série de formations destinées aux agents de la municipalité de Bulawayo. Ils apprendront la mise en place des systèmes de réutilisation des eaux usées ainsi que la production de l’énergie à partie des boues issues du traitement des effluents, lit-on dans les colonnes d’afrik21.africa.

Lancement de la nouvelle stratégie internationale de la France pour l’eau et l’assainissement

Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement est la première cause de mortalité dans le monde et pose de nombreux défis. La communauté internationale se mobilise fortement autour de cette question pour atteindre l’ODD 6 et l’Agenda 2030. Avec sa nouvelle Stratégie internationale pour l’eau et l’assainissement (2020-2030), la France poursuit son implication active en faveur de l’accès effectif à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que la gestion durable et intégrée des ressources en eau. La stratégie de la France pour les 10 prochaines années s’articule autour de 3 axes d’action prioritaires qui vise à : améliorer la gouvernance du secteur de l’eau et de l’assainissement, de l’échelle locale à l’échelle mondiale ; à renforcer la sécurité d’approvisionnement en eau pour tous dans un contexte d’accroissement des pressions sur la ressource et de multiplication des crises liées à l’eau et à renforcer l’efficacité des moyens et des outils, en privilégiant le développement de solutions innovantes et de mécanismes solidaires de financement.

Moctar FICOU / VivAfrik

1 COMMENTAIRE

  1. ‘Avec sa nouvelle Stratégie internationale pour l’eau et l’assainissement (2020-2030), la France poursuit son implication active en faveur de l’accès effectif à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que la gestion durable et intégrée des ressources en eau.’

    Cela rappelle le cas de la ville de Paris, capitale de la France qui a décidé la reprise en main de la gestion de l’eau. Dans un documentaire, la ville de Barcelonne en Espagne a aussi fait de même.
    Et ce documentaire de la chaine Arte https://www.youtube.com/watch?v=LsanRHMTS2g est très instructif à ce sujet.

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