Kenya – crime faunique : des braconniers tuent l’unique girafe blanche femelle au monde

0

Une association kényane a annoncé, mardi 10 mars 2020, que l’unique girafe blanche femelle et son petit, répertoriés dans le pays, ont été tués par des braconniers dans une réserve de Garissa, à l’est du pays. La structure précise en outre que ces animaux, extrêmement rares, n’ont été signalés dans aucun autre pays du monde. La disparition de ces spécimens a provoqué l’indignation dans le monde.

Mardi 10 mars, les gardes d’une réserve de Garissa ont découvert les restes de deux des trois spécimens de girafes blanches observés dans ce sanctuaire de l’est du Kenya.

Les corps des deux girafes aux peaux blanches en raison d’une pigmentation rarissime ont été trouvés « à l’état de squelette après avoir été tués par des braconniers » dans une réserve de Garissa, dans l’est du Kenya.

« Un véritable coup dur » pour l’association en charge de leur protection. Elle lance d’ailleurs un nouvel appel à la vigilance pour la sauvegarde des espèces menacées.

Il ne reste désormais en vie qu’une seule girafe blanche, un mâle, dont la mère était la femelle abattue par des chasseurs, a indiqué dans un communiqué l’association locale Ishaqbini Hirola, qui gère la réserve. « Nous sommes la seule communauté au monde qui s’occupe de préserver la girafe blanche », a déclaré Mohammed Ahmednoor, le directeur de l’association.

 La découverte des girafes blanches, en 2017, avait suscité un grand intérêt. Elles sont atteintes de ce qu’on appelle le leucisme, à ne pas confondre avec l’albinisme. Cette condition génétique provoque un déficit des cellules pigmentaires, comme chez certains tigres blancs par exemple, c’est pour ça qu’elles n’ont pas de taches sur l’ensemble du corps comme les girafes que nous connaissons. Elles sont blanches du museau aux sabots.

Si les braconniers s’intéressent à ces spécimens, ils se soucient en réalité peu de leur couleur. Ils les chassent d’abord pour leur viande. Et aussi pour leur queue symboliquement offerte aux anciens. Ou encore pour leur cervelle et leur moelle, à qui des croyances locales attribuent des vertus contre le VIH.

Moctar FICOU / VivAfrik

Laisser un commentaire