Gabon : les pêcheurs de Lambaréné sont inquiets après une saison de pêche ratée

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Au Gabon, précisément à Lambaréné à la rencontre des carpes. L’année dernière, entre mai et juin, une maladie avait décimé les carpes de Lambaréné. Les populations avaient constaté que les carpes mourraient seules. Alerté, le gouvernement par mesure de prudence avait décidé d’interdire la consommation de ce poisson. Un coup dur pour les pêcheurs et les commerçants qui réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaires durant cette période. À quelques mois de l’ouverture de la nouvelle saison de pêche, notre correspondant Yves Laurent Goma est allé à la rencontre des pêcheurs de Lambaréné, renseigne rfi.fr.

La FAO et la CEBEVIRHA s’accordent à booster la pêche continentale et l’aquaculture en Zone CEMAC

Dans le cadre de la poursuite du partenariat entre l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Commission économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (CEBEVIRHA), Hélder Muteia, Coordonnateur du Bureau sous régional de la FAO pour l’Afrique centrale s’est récemment entretenu avec Pedro Bayeme Ayingono, Secrétaire Exécutif de la CEBEVIRHA. Cette rencontre avait pour but, pour les deux parties d’échanger sur la poursuite de leur partenariat. Cela, à travers la mise en œuvre du Projet de promotion de la pêche continentale et de l’aquaculture (PPCA 2) en Zone CEMAC. Projet sur lequel, les experts doivent plancher, au titre de la 3ème Réunion ordinaire du Comité de pilotage, prévue à Douala au Cameron dans les tout prochains jours. Pour rappel, la relance du PPCA 2 en Zone CEMAC, bénéficie d’un montant de 5,5 milliards de FCFA, soit 9,5 millions de dollars USD. Elle bénéficie de l’appui de la FAO dans sa reformulation. La CEBEVIRHA a également sollicité l’appui de l’assistance technique de la FAO, pour une convention de financement d’un montant de 3,444 millions USD. Pour rappel, le PPCA 2 sous régional consiste à améliorer les cadres de gouvernance et de gestion de la pêche continentale et de l’aquaculture en zone CEMAC. Il vise également à soutenir l’activité des petits pêcheurs, des petits pisciculteurs et de leurs organisations en leur permettant de passer d’une situation d’activités de subsistance, vers des activités rentables orientées vers le marché. Le changement fondamental attendu porte sur plusieurs points. Il s’agit entres : de l’augmentation des revenus, de l’autonomisation organisationnelle et fonctionnelle des groupements capables en toute autonomie de se procurer les facteurs de production à moindre coût, de la production et de la livraison des quantités et des qualités requises de poissons à des prix raisonnables aux opérateurs de marché. Selon la FAO, cet objectif sera atteint de manière progressive en prenant en compte la diversité de situation qui prévaut dans les différentes zones d’intervention du projet dans l’espace CEMAC, lit-on dans les colonnes de conjonctureseconomiques.com.

COVID-19 : l’industrie de la pêche inquiète

L’industrie de la pêche n’échappe pas à la crise liée au Coronavirus. Alors que certaines entreprises comptaient sur des travailleurs étrangers pour la saison, le gouvernement fédéral confirme que la frontière leur sera fermée dès minuits ce soir, s’ils ne proviennent pas des États-Unis. Les entreprises gaspésiennes comptent sur les travailleurs étrangers durant la saison de la pêche pour contrer la pénurie de main-d’œuvre. L’entreprise E.Gagnon et fils devait en accueillir une cinquantaine provenant du Mexique pour la saison estivale. Malgré les mesures de plus en plus strictes, la direction de l’entreprise reste optimiste. « À date ce qu’on a comme nouvelles c’est que les travailleurs étrangers qui sont en provenance du Mexique, c’est notre cas chez nous. Pour les travailleurs du Mexique, ça serait encore autorisé. Par contre c’est sûr qu’il va y avoir des procédures à suivre. Probablement une quarantaine avec des prises de température », mentionne Bill Sheehan, vice-président chez E.Gagnon et Fils. Toutefois, la situation risque de changer drastiquement dès minuit mardi soir alors que le gouvernement fédéral fermera considérablement ses frontières aux ressortissants étrangers. « Dès le 18 mars, le Canada va refuser l’embarquement des ressortissants étrangers sur les vols à destination du Canada en provenance de tous les pays sauf les États-Unis », mentionne la députée fédérale Diane Lebouthillier. Le pire des scénarios pour les transformateurs de la région serait que les frontières commerciales entre le Canada et les États-Unis ferment leurs portes. Parce que 80% du homard pêché en Gaspésie est destiné au marché américain. « C’est certain que ce serait plus que catastrophique. Je ne crois même pas qu’il y a assez d’entrepôts réfrigérés au Canada pour entreposer tout ce qui se produit au printemps. Si on parle de crabe des neiges, c’est plus d’une centaine de remorques réfrigérées par jours qui se faire produire dans le Canada Atlantique », ajoute Bill Sheehan, souligne pour sa part cimtchau.ca.

Moctar FICOU / VivAfrik

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