Le Covid-19 va engendrer une baisse de 13 % de la croissance des énergies renouvelables en 2020

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L’impact de la crise sanitaire mondiale engendré par la propagation de la pandémie du coronavirus (Covid-19) n’a pas épargné le secteur énergétique, particulièrement les énergies renouvelables bien qu’elles soient plus résilientes que les énergies fossiles. Selon le rapport Renewable Market Update de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la croissance annuelle des centrales d’énergie renouvelable connaîtra une baisse de 13 % en 2020. Elle chutera ainsi à 167 Gigawatts (GW) en raison des conséquences de la pandémie sur le secteur.

Le rapport précise que les énergies renouvelables seront principalement affectées par des retards sur les chantiers de construction ainsi que des difficultés de mobilisation du financement. La baisse de performance est attendue sur l’ensemble des marchés matures, sauf éventuellement les États-Unis où les projets sont accélérés afin de pouvoir bénéficier des crédits de taxe carbone.

Cette situation oblige l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de demander un plan de soutien aux énergies renouvelables, après une baisse de la production cette année en raison de la pandémie de coronavirus.

Le soutien aux énergies renouvelables devra être au cœur des plans de relance post-Covid-19, a appelé, mercredi 20 mai 2020, l’Agence internationale de l’énergie, qui prévoit cette année un ralentissement, pour la première fois depuis 20 ans, des installations de sites et centrales. « Après une baisse cette année, l’addition de nouvelles capacités de production d’énergie renouvelable devrait repartir en 2021, mais la stabilité en matière de politiques sera essentielle pour assurer la confiance des investisseurs », insiste l’AIE dans un rapport consacré à l’impact de la crise sanitaire sur la transition énergétique.

Bien « avant que la pandémie de Covid-19 ne frappe, le monde devait absolument accélérer, et ce significativement, le déploiement des renouvelables pour avoir une chance d’atteindre ses objectifs énergétiques et climatiques », souligne son directeur, l’économiste Fatih Birol. « Avec les extraordinaires défis sanitaires et économiques d’aujourd’hui, les gouvernements ne doivent pas perdre de vue cette tâche essentielle de transition vers une énergie propre, pour nous permettre de sortir de cette crise sur une voie sûre et durable ».

Si l’on se fie à l’Agence internationale de l’énergie, la croissance reprendra son cours en 2021 pour atteindre à nouveau le niveau de 2019. Cependant, elle sera moins importante que les 10 % prévus avant l’avènement de la crise. En outre, le surplus de croissance prévu pour 2021 sera principalement causé par l’entrée en service de mégabarrages hydroélectriques prévus en Chine à cette échéance.

Moctar FICOU / VivAfrik                                                 

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