L’OMS met en valeur les innovations africaines de premier plan dans la réponse au COVID-19

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Une communauté d’innovateurs africains renforce son soutien au continent dans sa lutte contre la pandémie de COVID-19, en collaborant avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour développer des solutions permettant de contenir la propagation du virus. Le 20 mai 2020, l’OMS dans la Région africaine a organisé la première édition d’une série de sessions virtuelles au profit des innovateurs de la Région afin de présenter des solutions créatives locales visant à combler les graves lacunes dans la riposte au COVID-19. Huit innovateurs originaires du Ghana, d’Afrique du Sud, du Nigéria, de Guinée et du Kenya ont présenté leurs solutions pionnières, qui ont toutes déjà été mises en œuvre dans leurs pays respectifs et qui ont un fort potentiel pour une mise à l’échelle dans la Région. Les innovations allaient des applications interactives de recherche de contacts dans les transports publics et des systèmes d’analyse dynamique de données aux kits de test de diagnostic rapide, aux cabines de test mobiles et aux lits de soins intensifs à bas prix. L’OMS a régulièrement appelé à une approche multidimensionnelle et multisectorielle pour combattre et contenir la pandémie de COVID-19 dans la Région. L’Organisation reconnaît qu’un soutien continu et une plate-forme régulière pour les innovateurs africains peuvent constituer un élément essentiel de cette approche. « L’innovation impulse le progrès humain. En ces temps où nous sommes confrontés à une urgence majeure de santé publique telle que la pandémie de COVID-19, nous savons que notre espoir pour un avenir meilleur réside dans la recherche de solutions créatives, novatrices ou d’avant-garde », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

L’Afrique regorge de talents en matière d’innovation

« C’est pourquoi le soutien à l’innovation est un élément essentiel non seulement dans nos efforts collectifs pour combattre les maladies en Afrique, mais aussi pour apporter des solutions adaptées afin d’assurer une meilleure santé pour tous ». La première session virtuelle de l’innovation a lancé un appel public à soumission au vaste réseau d’innovateurs africains de l’OMS. Outre les personnes qui ont présenté des exposés, quelque 350 innovateurs et autres parties intéressés ont participé à la session, dont beaucoup ont pris part à une séance de questions-réponses animée, apprend-on de reliefweb.int. « Il y a déjà une demande massive venant d’autres innovateurs qui souhaitent participer à cet événement à l’avenir. L’Afrique regorge de talents en matière d’innovation et le maintien de ce type de plateforme devrait faire partie de notre ADN en tant qu’organisation », a déclaré Dr Moredreck Chibi, conseiller régional de l’OMS pour l’innovation, qui a facilité l’événement. Les sessions virtuelles d’innovation visent également à tirer parti du premier « Hackathon » de l’OMS, organisé en avril, qui a chargé de petits groupes de participants d’élaborer des concepts adaptables basés sur l’un des huit piliers de la stratégie actuelle d’intervention de l’OMS face au COVID-19 : coordination, surveillance, communication des risques et engagement communautaire, points d’entrée, laboratoires, prévention et lutte contre les infections, gestion des cas et continuité des services de santé essentiels, et soutien opérationnel et logistique Les trois groupes les mieux classés ont reçu un financement de démarrage pour commencer à mettre en œuvre leurs innovations. L’OMS s’efforcera d’apporter un soutien opérationnel supplémentaire à certaines des meilleures innovations mises en évidence lors des sessions virtuelles. Les recherches visant à comprendre la manière dont la pandémie de COVID-19 évoluera en Afrique sont toujours en cours, et la riposte est constamment adaptée au contexte africain. La solidarité et l’échange de connaissances, d’idées et de ressources à travers la Région restent une partie intégrante de ce processus. L’OMS entend continuer à intégrer les innovateurs africains dans la stratégie de riposte régionale, poursuit le site d’information cité plus haut.

L’UNESCO encourage la mobilisation des ressources pour repenser l’Afrique post-Covid.19   

Plus de deux cent cinquante personnes, étudiants, professeurs, chercheurs, ont pris part à une session de webinaire organisée le 14 mai 2020, par le bureau régional de l’UNESCO à Dakar, en partenariat avec l’Institut Supérieur de Management (ISM) du Sénégal, et portant sur la réponse de l’Organisation à la pandémie de COVID-19. Ouverte aux étudiant(e)s du Sénégal, de la sous-région et au-delà, la rencontre en ligne avait pour objectif de partager quelques réflexions sur la Covid.19 et la réponse de l’UNESCO à cette pandémie. La maladie à coronavirus a affecté toutes les dimensions de l’activité humaine et par voie de conséquence a conduit l’UNESCO à développer, dans ses différents domaines d’intervention, des réponses pour accompagner les Etats membres dans la lutte contre la COVID-19 et ses conséquences. Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, le Directeur du Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest-Sahel, Dimitri Sanga, a souligné que « ce qui a commencé comme une crise sanitaire en Chine s’est finalement muée en une crise économique et sociale à travers le monde ». Il s’est par la suite attelé à démontrer comment, sur le continent et en particulier au Sahel, la maladie impacte divers secteurs d’intérêt pour l’UNESCO. Sur le plan de la communication et des médias en particulier, il a relevé, entre autres, l’augmentation du recours aux médias mais aussi la prolifération de la désinformation, sans oublier des menaces à la liberté d’expression. Au plan socio-culturel, l’on note la fragilité de la cohésion sociale dans un continent où les populations ont l’habitude de vivre en communauté autour d’évènements collectifs. De ce fait, la pandémie et ses mesures barrières indispensables constituent une mise à l’épreuve des normes et équilibres sociaux. Le monde culturel est aussi affecté, quasiment à l’arrêt bien que résiliente avec une multiplication d’initiatives démontrant les capacités d’innovation et de créativité des artistes et acteurs culturels, relate unesco.org.   Moctar FICOU / VivAfrik                                                   

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