Sénégal : les tortues marines victimes de braconnage au Lac Rose

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Une découverte macabre a été faite dimanche 24 mai 2020 au Lac Rose. En effet, des citoyens continuent de s’adonner au braconnage d’espèces protégées au Sénégal. C’est ainsi que les habitants du Lac Rose ont découvert une tortue marine, tuée, dépecée, et ses œufs volés par les braconniers.

Une découverte jugée « très rare le long des côtes Africaines », selon la brigade « Alerte environnement ». Qui précise que l’espèce tuée est la Tortue Caouanne. Elle n’était plus répertoriée dans les environs depuis 1996. Menacée d’extinction, l’espèce est classée vulnérable et est protégée au niveau international.                

La tortue Caouanne selon la même source, n’atteint sa maturité sexuelle que vers l’âge de 30 ans, afin de se reproduire pour perpétuer l’espèce sur Terre. Les femelles ne pondent que tous les 2 à 3 ans, et ne peuvent donner que 2 ou 3 couvées dans leur vie. Sachant qu’ensuite, seulement un bébé tortue sur mille atteindra l’âge adulte.

Avec la propagation de la pandémie du coronavirus (Covid-19) et l’absence de l’homme sur certaines plages, les tortues Caouannes revenaient enfin en Terres Sénégalaises pour pondre des milliers d’œufs. Malheureusement, sur cette plage que borde le Lac Rose, des braconniers ont repéré l’arrivée de ces espèces. Ils y ont construit des affûts avec des branchages, afin de s’y cacher, et sauter sur la femelle tortue juste après que celle-ci ait terminé de pondre sa centaine d’œufs. Ils la tueront ensuite, la démembrant, dépeçant sa chair, et lui voleront les œufs, tant prisés.

Rappelons que la tortue marine est un maillon indispensable dans la chaîne alimentaire des océans. La faire disparaître, c’est entraîner la disparition d’autres espèces qui dépendent d’elle, et une suite d’extinctions en cascades. Des centaines d’espèces de poissons qui nourrissent l’humanité disparaîtraient.

De plus, la tortue marine est le grand jardinier des océans : elle les débarrasse des éponges de mer qui empêchent les coraux de se développer (usines naturelles d’oxygène). Elle taille aussi les végétaux marins, leur redonnant la santé par nouvelles repousses indispensables, et protégeant ainsi la vie dans les récifs, ainsi que des milliers d’espèces animales qui y vivent conclue, détaille la brigade « Alerte environnement ».

Moctar FICOU / VivAfrik                  

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