Cote d’Ivoire : Mines / production de bauxite – Lagune exploitation Bongouanou a commencé ses exportations

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Au cours d’une cérémonie organisée vendredi 29 mai 2020, en présence du Directeur général du Port autonome d’Abidjan, (PAA), Hien Sié, Lagune exploitation Bongouanou a lancé ses activités d’exportation de bauxite. Pour cette première depuis le début de ses activités d’exploration et de production, il y a huit ans, dans le Moronou, l’entreprise minière a mis à la disposition de ses partenaires internationaux, 22 000 tonnes de bauxite, en attendant l’envoi de 50 000 autres tonnes la semaine prochaine. Présidant la cérémonie, Hien Sié s’est félicité de ce que ce nouveau trafic va créer des emplois et des recettes supplémentaires pour l’État de Côte d’Ivoire. Le Directeur général du PAA s’est également réjoui qu’il s’agisse de la première entreprise minière ivoirienne productrice de bauxite et dont le Head Leadership est aussi assuré par des nationaux. « Nous sommes fiers qu’une entreprise ivoirienne dirigée par des Ivoiriens se lance pour la première fois dans cette activité. Nous souhaitons qu’elle prospère et s’installe parmi les plus importantes dans le monde », a-t-il confié. Le patron du PAA a promis de mettre tout en œuvre pour accompagner efficacement les opérations portuaires de Lagune exploitation Bongouanou. La société minière s’est également vu promettre un appui constant du ministère des Mines et de la Géologie par la voix d’Ibrahim Coulibaly, Directeur des mines. « Cette cérémonie marque une étape très importante dans le secteur minier ivoirien et le ministre me charge de vous traduire sa disponibilité à apporter tout son soutien, chaque fois cela sera nécessaire, pour un développement harmonieux des activités de Lagune exploitation Bongouanou », a-t-il déclaré. Ibrahim Coulibaly n’a pas manquer de saluer l’abnégation dont a fait preuve le Président directeur général (PDG) de Lagune exploitation Bongouanou, Moumouni Bictogo, pour réussir ce challenge. Quant à Moumouni Bictogo, il a exprimé sa gratitude à tous ses collaborateurs, aux autorités préfectorales, locales et coutumières pour leur soutien. Il n’a pas manqué de relever l’appui constant de l’État en général et du vice-Président de la République, Daniel Kablan Duncan, en particulier. Anthony Arcidiaco, directeur du port vraquier, a indiqué que l’entreprise dispose dans l’espace portuaire de 50 000 tonnes de bauxite, entreposées sur un terre-plein mis à disposition par le PAA, informe allafrica.com.

Impacts de la Covid-19 : les mesures avant-gardistes du ministère Guinéen des mines

Depuis son apparition en Guinée, la pandémie du coronavirus fait courir des risques au secteur minier. Même si jusque-là, celui-ci n’est pas impacté. Ces risques sont d’ordres commercial, financier, économique, logistique, mais aussi sanitaire. Un autre risque, pas des moindres est lié à l’inefficacité de l’administration, en raison des restrictions liées à la riposte contre la pandémie du coronavirus. Parmi tous ces risques, ceux commerciaux, financiers et économiques paraissent plus importants. Le ralentissement des activités dans la quasi-totalité des secteurs de l’économie mondiale, avec un impact sur les débouchés pour les produits finis, pourrait entrainer une réduction des commandes par des consommateurs de la production minière guinéenne, en particulier au niveau de la bauxite (l’or, valeur refuge, résistant mieux à la crise). Au niveau des approvisionnements, les PME peuvent également avoir des difficultés techniques et financières d’assurer l’approvisionnement des sociétés minières en biens et services. Des mesures concernant ces PME ont été prises en compte dans le plan de riposte économique du Gouvernement (…). En termes simples, les restrictions liées à la gestion de l’épidémie, pourraient entrainer une baisse des activités non essentielles à la production minière. Ce qui est sans doute, de nature à réduire les opportunités économiques auprès et autour des exploitations minières. Concernant la logistique, les restrictions au mouvement de personnes, de biens et services, imposées par plusieurs pays dans le cadre de la lutte contre la pandémie, peuvent ralentir ou arrêter la chaine d’approvisionnement des sociétés, ainsi que la chaine d’écoulement de la production. Pour ce qui est de la santé, le risque de contamination du personnel et de propagation de l’épidémie au sein des sociétés minières et/ou des communautés environnantes, pourrait impacter les activités minières. Quant aux risques d’inefficacité administrative, les restrictions pourront aussi impacter les équipes du Ministère des mines dans le cadre de la prise en charge des risques auxquels les sociétés minières font face. Dans l’optique donc, de parer à toutes ces éventualités, le ministère des mines et de la géologie a entrepris des mesures de mitigation. Pour atténuer les impacts économiques, commerciaux et financiers, le Ministère, tout en accélérant le traitement des demandes courantes des sociétés, s’est organisé afin qu’une attention particulière soit portée sur les projets en maturité (proches de la phase de construction ou de production) et ceux en souffrance afin de compenser les impacts de la pandémie avec des activités nouvelles, a relevé la Cellule de communication du ministère des mines et de la géologie dans les colonnes de mosaiqueguinee.com.

Le financement de 984 projets de développement local engagé

Outre les efforts de maintien du niveau d’activités dans les exploitations minières, le Ministère a maintenu le programme de mise en œuvre du Fonds de Développement Economique Local (FODEL) afin d’atténuer les impacts socioéconomiques directs et indirects (notamment autour des sites miniers). Cela a permis, à date, d’engager le financement de 984 projets de développement local, y compris les activités génératrices de revenus pour les jeunes et les femmes, pouvant potentiellement créer environ 25 000 emplois. En parallèle, le Ministère s’assure que les compagnies minières mettent à profit cette période pour procéder à une meilleure application de la politique du Contenu local, tirée des dispositions du Code minier.Pour le cas des risques logistiques, une note circulaire a été émise, à cet effet, le 10 avril 2020, après consultation des autoritaires des Ministères de la santé et des transports, pour : confirmer formellement, le traitement des exportations de produits miniers dans la catégorie « cargo » faisant déjà l’objet d’une exception dans les interdictions de transport. Il s’agit notamment du transport d’or par voie aérienne et du transport de la bauxite par voie maritime ; permettre le mouvement d’expatriés par vols charters dans le strict respect des mesures sanitaires en vigueur et du contenu local. En particulier, les sociétés doivent obtenir les autorisations requises après avoir fourni la preuve d’un test négatif de chacun des passagers avant le départ. A l’arrivée à l’aéroport de Conakry, des tests de confirmation pour s’assurer que les passagers ne sont pas porteurs du virus, et un suivi journalier en confinement pendant 14 jours, sont effectués par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS).Quant à l’aspect sanitaire, en plus des gestes barrières préconisés par les autorités sanitaires, le Ministère a notamment interdit les visites non professionnelles et restreint les conditions de tenue des réunions en face à face.Par ailleurs, les sociétés minières ont pris des dispositions internes pour la protection sanitaire de leurs employés et apporter des appuis aux communautés locales (notamment en kits de protection et par la sensibilisation) dans le cadre de la lutte contre la pandémie.Pour terminer, le ministère des mines et de la géologie a, en ce qui concerne les risques d’inefficacité, privilégié le télétravail, y compris par l’adoption de la visioconférence pour les réunions de suivi des dossiers en interne et celles avec les sociétés minières.Aussi, le Ministère met à profit cette période de distanciation pour engager un programme de formation pour les directeurs et leurs adjoints. Ce programme d’enseignement à distance sur mesure a été conçu par l’Ecole Nationale d’Administration Publique du Canada. Il porte sur cinq (5) modules de « Management et Leadership » qui seront dispensés dans le courant du mois de juin 2020 pour le renforcement des capacités des cadres dans la gestion des équipes et de la performance, a confié le ministère à notre source.

Moctar FICOU / VivAfrik

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