Tening Sène invite à lever des contraintes pour favoriser le développement de l’aquaculture au Sénégal

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La directrice générale de l’Agence nationale d’aquaculture a noté que la levée des contraintes qui pèsent sur l’aquaculture permettra d’assurer le décollage des activités dans ce sous-secteur, Tening Sène s’exprimait lors d’une visite, mardi 16 juin 2020, à Missirah, un village de la commune de Toubacouta, dans la région de Fatick (centre).                                            

A l’en croire, le sous-secteur aquacole est confronté à des « contraintes majeures », que « sont l’absence d’écloseries modernes de production d’alevins, la disponibilité des aliments aquacoles, et l’accès au financement pour les acteurs du secteur », a-t-elle rappelé.

Tening Sène estime que la levée des contraintes sur les alevins, l’aliment de poissons et le problème d’accès au financement pour les acteurs privés va favoriser le décollage de l’activité, a-t-elle affirmé lors d’une visite à la ferme aquacole de Missirah.

Dans le cadre la relance de l’aquaculture au Sénégal, le Plan Sénégal émergent (PSE) table pour ce secteur sur une production annuelle de 50 000 tonnes d’ici à 2023, contre environ 1 118 tonnes, actuellement, a confié la responsable.

Qui a promis que « toutes les mesures nécessaires » seront prises, pour atteindre un tel objectif « d’ici à trois ans ».

« Pour cela, a-t-elle expliqué, nous travaillerons à mettre en avant les partenaires privés, à lever les contraintes majeures, à savoir l’accessibilité aux alevins et l’aliment aquacole ».

« L’aliment aquacole est importé à un coût qui ne permet pas de bien rentabiliser » les exploitations sénégalaises, a informé Tening Sène.

« Nous allons travailler à améliorer la productivité des infrastructures existantes, travailler avec le secteur privé à mettre en place des écloseries modernes de production d’alevins », a-t-elle souligné, en présence du maire de Toubacouta, Pape Seydou Dianko.

A Missirah, Tening Sène a pris part à l’empoissonnement de trois des cinq étangs de la ferme aquacole, en présence des groupements des femmes exploitantes.

Peu avant, la mission de l’ANA a visité l’écloserie de Fatick et une fabrique d’aliments, ainsi que la ferme des femmes de Ndiaye-Ndiaye composée de cinq étangs qui peuvent produire en moyenne six tonnes, sur une période de six mois.

Moctar FICOU / VivAfrik                                     

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